Driss Lachgar : « Nous nous sentons proches du PAM »

Selon Driss Lachgar, le PAM et l'USFP s'unissent autour de valeurs communes telles que « la démocratie » et la « modernité ».

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Driss Lachgar © Yassine Toumi /TELQUEL

Driss Lachgar passe à l’attaque. Intervenant à l’occasion d’une conférence organisée par l’association Damir, le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), a multiplié les piques contre le gouvernement, évoqué les futures alliances de son parti et affiché son soutien à la marche « contre l’islamisation de la société et de l’État » ayant eu lieu le 18 septembre.

Pour le leader du parti de la rose, le gouvernement Benkirane a raté une occasion historique de mettre en place une réelle monarchie parlementaire. « Je suis presque certain que si le gouvernement actuel avait appliqué la Constitution de 2011, on serait arrivé aux portes de la monarchie parlementaire » a déclaré Lachgar, qui a évoqué « les larges prérogatives » dont a bénéficiées l’actuel gouvernement pour étayer son argument. « Maintenant, à part les lois organiques, toutes les lois n’ont plus besoin de passer par le conseil des ministres, mais seulement par le conseil du gouvernement » a insisté le premier secrétaire de l’USFP.

« Le tahakoum existe »

Lors de son intervention, Driss Lachgar a également évoqué le concept du tahakoum [la mainmise] dénoncé à cor et à cri par le PJD et ses alliés. « Le tahakoum existe et cela signifie qu’on arrive à la fin d’une période de despotisme » a déclaré le leader de l’USFP avant de rappeler que cette expression figurait dans les documents de son parti durant les années 80. Toutefois, le responsable socialiste estime que « c’est au gouvernement de combattre le tahakoum avec les moyens de l’État ». Selon lui, les lobbies, par exemple des hommes d’affaires, qui soutiennent un candidat plutôt qu’un autre sont une forme de tahakoum. S’il a été dur avec le gouvernement, Driss Lachgar l’a également été avec son propre parti qui a « échoué à construire un large front rassemblant les forces modernistes de la gauche ».

Un front moderniste désuni donc, et qui devra affronter un projet « rétrograde et réactionnaire » claironne  le premier secrétaire de l’USFP.  Un clivage qui aide le parti à expliquer ses futures alliances : « Nous sommes ouverts à une alliance avec les partis qui partagent notre attachement à la démocratie et à la modernité » a déclaré Lachgar pour qui le PAM est la formation « la plus proche » de son parti.

S’agissant de la marche de Casablanca contre « l’islamisation de la société et de l’État », Lachgar s’est dit en faveur « des manifestations, quels que soient les citoyens qui y participent. Il n’ y a pas de super citoyens cravatés et d’autres citoyens ordinaires », a-t-il lâché, avant interpeller Mustapha Ramid. «  Si le ministre de la Justice ignore qui a organisé la marche, il n’a qu’à ordonner une enquête du parquet pour apporter la réponse ».

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