Tourisme: Agadir compte sur le marché national, les Russes et… les Algériens

Après le marasme du mois de Ramadan, Agadir affiche complet en août. Une éclaircie qui donne de l’espoir aux professionnels de la deuxième destination touristique du Maroc.

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Crédit: Yassine Toumi/TelkQuel

Après le mauvais temps, l’embellie ? C’est ce qu’espèrent les professionnels d’Agadir en ce mois d’août où la majorité des établissements affichent complet. « Certains vacanciers passent la nuit sur la plage ou dans leurs voitures », explique Fouad Hajoui, directeur du Conseil régional du tourisme (CRT) d’Agadir. Les 29 000 lits que compte la deuxième destination touristique du royaume n’ont ainsi pas suffi à absorber un flux de touristes de plus en plus nombreux. « La capacité litière n’est malheureusement pas suffisante », regrette Hajoui.

Sea, beach and sun

Selon les statistiques des sept premiers mois, Agadir a accueilli 473 000 touristes, soit une baisse de près de 3 % par rapport à la même période de 2015. Les nuitées n’ont pas fait mieux, enregistrant une baisse similaire. Un repli dû en grande partie à la désertion des principaux marchés émetteurs : la France, l’Angleterre, l’Allemagne et la Belgique, dont la baisse atteint parfois 20 %. « Au mois d’août, les arrivées vont enregistrer sans doute une hausse. Nous espérons terminer l’année avec une progression de 1 ou de 2 % », prévoit le directeur du CRT. Le viseur est donc dirigé vers le premier marché de la ville : le marché national, qui a enregistré une hausse de 58 % en juillet dernier (51 000 touristes contre 32000 en juillet 2015). L’autre marché sur lequel les professionnels placent leurs espoirs est la Russie, qui a fourni à la ville balnéaire 5200 touristes en juillet 2016 (contre 1 000 en juillet 2015). « Il y a d’autres marchés à reconquérir, comme les marchés français, anglais et allemands, en déclin, ou encore les pays scandinaves, qui s’orientent vers Marrakech », poursuit notre interlocuteur.

Nouvelle stratégie

Voyage de presse, nouvelle communication digitale, film promotionnel, capsules au lieu des brochures classiques… le CRT d’Agadir compte mettre les bouchées double pour renforcer son attractivité. Et avec l’ouverture de deux hôtels dans la station Taghazout, lancée dans le cadre du plan Azur, la ville multiplie ses atouts. Même auprès du voisin algérien, qui a fourni à Agadir près de 3000 touristes en 2016, soit une hausse de près de 40 % par rapport à l’année précédente. « C’est un marché à fort potentiel. Nous étudions la possibilité du lancement d’une ligne aérienne entre Alger et Agadir qui fonctionnera toute l’année », nous confie Hajoui.

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