Chantage royal : Catherine Graciet refuse de rendre l’avance du Seuil

Catherine Graciet refuse de rendre l’avance accordée par la maison d’édition du Seuil, pour son livre sur le roi du Maroc.

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Crédits: Capture YouTube

Mise en cause dans l’affaire du chantage royal, la journaliste et écrivaine Catherine Graciet refuse actuellement de rendre l’avance accordée par la maison d’édition du Seuil, pour l’écriture du livre consacré au roi Mohammed VI. L’avocat de Catherine Graciet, Maitre Eric Moutet nous confie  en effet qu’il existe bien un désaccord dans la mesure où « la maison d’édition a décidé de rompre le contrat entre elle et les deux auteurs [Eric Laurent et Catherine Graciet], avant-même la fin de l’enquête. »

Ce dernier explique que la maison d’édition avait accordé un à-valoir aux deux auteurs, en raison de la recherche et du temps consacré à cet effet. « Ma cliente ne veut pas lever l’option de cet à-valoir en raison du temps passé à se documenter et à réunir les éléments pour écrire le livre et demande également réparation » suite à la rupture du contrat, explique-t-il.

L’avocat argumente en rappelant que les éditions Le Seuil ont annoncé, par voie de presse, leur décision de renoncer au livre, après la parution d’un article du JDD,  « depuis condamné ».  « La presse ne peut pas s’accaparer le droit de juger.» avait d’ailleurs déclaré Eric Moutet au moment de la condamnation symbolique du JDD, qui évoquait à l’époque un « enregistrement accablant » et expliquait « comment les deux journalistes ont fait chanter le roi. »

Le 31 août dernier, Bénédicte Amblard, l’avocate des éditions du Seuil avait expliqué, au micro d’Europe 1, que son client avait « pris acte d’une situation totalement extraordinaire et de la violation [du contrat ndlr] délibérée, assumée et reconnue publiquement dans la presse, par les auteurs. » Ajoutant que la confiance était « définitivement brisée » avec ces derniers. Contactée, la maison d’édition du Seuil, n’a pas répondu à nos nombreuses sollicitations.

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