Le Tchadien qui a fomenté des attentats au Maroc fabriquait des « explosifs puissants »

Les matières saisies au domicile du Tchadien, chef d'une cellule de Daesh, servent à la fabrication d'«explosifs puissants» qui étaient destinés à des projets d'attentats dans des hôtels, des casernes militaires, mais aussi une chancellerie occidentale au Maroc.

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Crédit: Medi1TV

Les matériaux saisis à Tanger, au domicile du Tchadien soupçonné d’avoir fomenté un remake du 16 mai pour le compte de Daech, sont des « produits de base » pour fabriquer des « explosifs puissants » destinés à perpétrer des projets d’attentats dans des lieux touristiques, militaires mais aussi le siège d’une chancellerie, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur publié le 18 mai.

« L’expertise scientifique (…) a confirmé qu’il s’agit de produits de base qui entrent dans la fabrication d’explosifs puissants (et) a également confirmé que la poudre d’aluminium saisie chez le mis en cause est utilisée pour accélérer l’explosion et accroître son impact », explique le ministère. La cocotte minute et les tubes en plastique saisis ont été pour leur part « conditionnés afin d’être remplis de matières explosives ». L’expertise a aussi confirmé « l’authenticité du passeport tchadien » utilisé par le concerné, ajoute la même source.

Le ressortissant tchadien, membre du groupe terroriste État islamique ciblait des « sites touristiques, des hôtels classés, des casernes militaires, des services de sécurité et le siège d’une chancellerie occidentale » au Maroc, d’après le communiqué.

Les autorités ont annoncé, vendredi 13 mai, l’arrestation du Tchadien, chef d’un réseau composé de djihadistes Marocains et Algériens qu’il devait « former » et « encadrer » pour le compte de Daesh. Aucune information n’a été rendue publique concernant ces djihadistes présumés pour le moment.  Arrivé le 4 mai au Maroc, le chef de la cellule démantelée a mené des « opérations de reconnaissance » sur les lieux où l’organisation EI projetait des attaques terroristes, comparées par le ministère de l’Intérieur aux événements sanglants du 16 mai 2003, qui avaient fait 45 victimes et des centaines de blessés.

Lire aussi : Le Maroc évite un remake du 16 mai et la proclamation d’une “wilaya” de Daesh

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