Le porte-parole de Ban Ki-moon revient sur le discours de Mohammed VI

Lors d'un point presse effectué jeudi 21 avril à New York, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon est revenu sur le discours du roi Mohammed VI.

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Crédit AFP

Jeudi 21 avril, lors d’une séance de questions-réponses avec la presse à New York, Stephane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, est revenu sur le discours très critique du roi Mohammed VI, prononcé à Ryad le mercredi 20 avril. Ce dernier a défendu, l’ “objectivité” et la “neutralité des proches collaborateurs du diplomate Sud-coréen. 

Répondant à la question d’un journaliste sur les rapports entre Ban Ki-moon et le royaume, Dujarric a déclaré qu’il «y a eu des contacts à tous les différents niveaux entre l’ONU et les autorités marocaines au cours des dernières semaines», tout en expliquant que, désormais, c’est au Conseil de sécurité de trancher. Chose qu’il répétera à plusieurs reprises, quand les journalistes présents au point presse tenteront de le relancer sur le sujet.

Invité à répondre aux questions de l’agence Europa Press, le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Garcia-Margallo, avait confié à ce propos, mardi 19 avril, à la suite du Conseil de sécurité de l’ONU, que la Minurso pourrait être prolongée «de deux mois seulement.» «Si nous ne pouvons approuver le pré-rapport sur la Minurso au 30 avril, il est possible de recourir à la formule d’une prolongation de deux mois», avait déclaré ce dernier.

Mercredi 21 avril, lors de son discours, le souverain s’était posé la question sur les prérogatives du Secrétaire général «alors qu’il est l’otage de certains de ses collaborateurs et de ses conseillers, auxquels il délègue la supervision de la gestion de nombre de dossiers importants, en se contentant, lui, d’appliquer les propositions qu’ils lui présentent.» Stephane Dujarric a rétorqué, arguant que «l’unique allégeance est à la charte des Nations Unies.» «Ils sont au service du secrétaire général. Et c’est dans ce cadre-là qu’ils prodiguent leurs conseils», a-t-il précisé.

Pour rappel, le Conseil de sécurité devra examiner les 26 et 27 avril prochain le rapport de Ban Ki-moon. Le vote final se tiendra, en principe, le vendredi 29 avril.