Le grand cafouillage du blocage de la VoIP au Maroc

Les services d’appels VoIP sont-ils bloqués ou pas ? Les clients des trois opérateurs du pays ne savent plus ce qu’il en est de la décision de l’Anrt. L’utilisation de ces services est possible par intermittence.

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Alors que l’Anrt (Agence nationale de la réglementation des télécommunications) avait tranché la question du blocage des services d’appels VoIP en janvier dernier en publiant un communiqué, les clients des trois opérateurs vivent dans le grand flou. Car ses services sont débloqués de manière intermittente.

Que se passe-t-il ? Ces services sont-ils bloqués ou pas ? A cette question, aucune partie prenante dans ce dossier ne donne une réponse claire, malgré nos multiples relances aux opérateurs et à l’Anrt, durant plusieurs jours.

Les trois opérateurs renvoient, d’emblée, la balle au régulateur qui était à l’origine de cette décision. « C’est le régulateur qui a pris cette décision. Nous ne sommes pas responsables du blocage ou d’un éventuel déblocage. Mais il est vrai que ce blocage a causé beaucoup de remous chez notre clientèle  », affirme une source autorisée chez un opérateur qui s’exprime en off. La position de Méditel est pour l’instant la plus claire : « chez nous ces services sont bloqués  », tranche une source auprès du 2e opérateur du pays.

 Anrt : Motus et bouche cousue

Du côté de l’Anrt, c’est l’omerta. « Nous ne faisons plus de commentaires par rapport à ce sujet-là. Nous avons déjà publié un communiqué dans lequel nous avons expliqué notre décision et nos arguments et nous maintenons notre position. Pour nous ces services sont toujours bloqués ».

Le blocage fait-il les frais d’une mise à jour réalisée par WhatsApp, comme l’avaient avancé plusieurs médias ? Le déblocage par intermittence est-il le fait des opérateurs ou du régulateur ? Personne ne semble capable de répondre à ces questionnements qui semblent pourtant basiques.

Pour rappel, en janvier dernier, le régulateur avait décidé de bloquer l’ensemble des services VoIP. « Ce phénomène qui a pris des proportions significatives ne cessant d’impacter négativement et de plus en plus les revenus des opérateurs. L’interruption de ces applications est d’abord et avant tout justifiée par des considérations liées au respect du cadre juridique et légal en vigueur », avait alors souligné Azedine El Mountassir Billah, DG de l’Anrt dans un entretien accordé à TelQuel. Ce cafouillage est-il synonyme d’un manque de maîtrise de la technologie de la part du régulateur ? Nous n’en savons pas plus.

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