Aéronautique : Un géant américain lorgne le Maroc

Hamid Benbrahim Al Andaloussi, Président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) fait le bilan et annonce l’arrivée prochaine d’une grande entreprise américaine au royaume.

Par

En dix ans, le nombre d’entreprises aéronautiques installées au Maroc est passé de moins d’une dizaine à plus d’une centaine, parmi elles des références mondiales telles que Bombardier, Alcoa, ou Matis. Pour Hamid Benbrahim Al Andaloussi, tout cela n’est que le début.

Telquel.ma: Quel bilan faites-vous de l’année 2015 ?

Hamid Benbrahim Al Andaloussi: Nous sommes satisfaits de l’année qui vient de s’écouler, étant donné que le secteur a maintenu une croissance de 15%. Le Maroc a conforté sa position de base aéronautique la plus compétitive à la porte de l’Europe en attirant des sociétés comme Thales, Eaton ou encore Stelia. Nous considérons que nous venons d’entrer dans une nouvelle phase, plus ambitieuse. À l’horizon 2020, nous comptons attirer une centaine de nouvelles sociétés aéronautiques, et franchir la barre des 35.000 jeunes Marocains formés.

Comment comptez-vous former ces ressources humaines ?

Il y a quatre ans, l’Institut des métiers de l’aéronautique a vu le jour, avec le soutien de l’Etat. Depuis, plus de 11.500 jeunes ont été formés. En 2016, nous allons démarrer une extension, pour pouvoir accueillir plus de Marocains, et ouvrir de nouvelles filières spécialisées (soudures, entretien moteur, etc.). Nous devons absolument répondre à la demande des industriels au niveau des ressources humaines, sur le plan à la fois qualitatif et quantitatif.

Avez-vous de la visibilité sur les prochaines entreprises qui vont s’installer au Maroc en 2016 ?

Nous allons faire plusieurs annonces majeures d’ici février. Je ne peux pas encore donner de noms, mais je peux vous dire qu’une grande société américaine va opter pour le Maroc. Une très bonne nouvelle pour le pays, puisque les États-Unis constituent le premier marché aéronautique mondial.

Propos recueillis par Meriem Saâdi

article suivant

Cannabis : les recommandations du CESE à l’épreuve des réalités socio-économiques