Un rapport onusien pointe la discrimination des femmes au Maroc

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Marche des femmes, à Rabat
Marche des femmes, à Rabat, le 13 avril 2014. Crédit : DR

Le comité onusien des droits économiques, sociaux et culturels (CDESC) a examiné le quatrième rapport périodique du Maroc sur l’application du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Le Comité onusien des droits économiques, sociaux et culturels (CDESC) vient de rendre publiques ses conclusions concernant le Maroc et son application du Pacte international relatif aux droits économiques. Il en ressort qu’il reste beaucoup d’efforts à entreprendre, notamment concernant les droits des femmes.

Concernant l’égalité entre les genres, les experts estiment que « les progrès pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes sont très lents ». Ils déplorent aussi que le harcèlement sexuel soit « répandu» et s’inquiètent que «les femmes aient des moyens limités pour obtenir justice et réparation par crainte des représailles ou du discrédit social ». Aussi, le retard de l’adoption du projet de loi sur les violences faites aux femmes et le maintien de la criminalisation des relations illicites «dissuade» les femmes de porter plainte pour viol.  Le Comité n’est pas passé à coté du projet de loi en examen au Parlement fixant l’âge minimum du mariage à 16 ans. Le rapporte pointe à ce titre l’augmentation du «nombre des mariages précoces et forcés dans le pays».

A signaler que ces recommandations sont surtout formulées à titre indicatif mais n’engagent pas directement la responsabilité du Maroc dans la mesure où le pays n’a pas ratifié le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels. Le CDESC a toutefois souligné qu’il accueille avec «satisfaction» le fait que le Maroc envisage de ratifier le Pacte. Le prochain rapport périodique ne devrait pas être examiné avant le 31 octobre 2020. 

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