La CGEM présente Neila Tazi pour la présidence de la deuxième chambre

Neila Tazi. Crédit Festival-gnaoua.net

La CGEM a pris tout le monde de court et a présenté une femme, Neila Tazi, pour la course à la présidence de la deuxième chambre.

Contre toutes attentes, la CGEM, nouvellement arrivée à la deuxième chambre, a annoncé la candidature de Neila Tazi à la présidence de cette institution législative. Cette candidature est d’abord symbolique. D’abord parce que le nombre des conseillers dont dispose la CGEM ne lui permet pas de prétendre à ce poste, et qu’on imagine mal le syndicat patronal former des alliances pour avoir une majorité. Cette candidature est aussi symbolique car la CGEM a présenté la seule femme qu’il a pu élire sur les 8 conseillers dont il dispose, donnant un message pour la parité qui a tant souffert lors de cette course électorale.

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Neila Tazi s’est d’abord fait un nom dans la communication, l’événementiel et la culture. C’est à travers son agence A3 qu’elle organise le Festival Gnaoua et musique du monde depuis 1998.  Elle est aussi présidente de la communication et vice-présidente d’une autre femme, Meriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM.

La candidature de Neila Tazi n’a pas qu’un côté symbolique, elle en a un autre rassembleur. Pour la course à la présidence, les partis qui présentent des candidats pour la présidence, pour le moment l’Istiqlal par son candidat Abdessamad Qaiouh et Hakim Benchemass pour le PAM, cherchent à ramener dans leur giron des votes de conseillers CGEM. La présentation d’une candidate du patronat aura pour effet de rassembler les votes de ses 8 conseillers, et de sortir des calculs politiques des partis, si toutefois les conseillers observent une discipline de vote envers leur candidate.

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