Attentat d'Ankara : l'Etat islamique suspect n°1

Les autorités turques considèrent le groupe jihadiste de l'Etat islamique (EI) comme le suspect numéro 1 du double attentat suicide qui a tué au moins 97 personnes samedi 10 octobre à Ankara.

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Les autorités turques considèrent le groupe jihadiste de l’Etat islamique (EI) comme le suspect numéro 1 du double attentat suicide qui a tué au moins 97 personnes samedi 10 octobre à Ankara.

« Si l’on regarde la manière dont a été commise cette attaque, nous considérons les investigations sur Daech (l’acronyme arabe de l’EI) comme notre priorité« , a déclaré M. Davutoglu lors d’un entretien accordé à la chaîne d’information NTV le lundi 12 octobre.

« Nous avons le nom d’une personne qui nous oriente vers une organisation« , a-t-il précisé, sans toutefois donner d’autres détails sur l’enquête en cours.

Samedi matin, deux fortes explosions ont secoué les alentours de la gare centrale de la capitale turque, où des milliers de militants venus de toute la Turquie à l’appel de plusieurs syndicats, d’ONG et partis de gauche favorables à la cause kurde se rassemblaient pour dénoncer la reprise du conflit kurde.

Le dernier bilan, encore provisoire, publié par les autorités fait état de 97 morts et 507 blessés, dont 65 se trouvaient encore en soins intensifs dimanche. Cet attentat est le plus meurtrier jamais commis sur le sol turc.

Le chef du gouvernement a confirmé lundi qu’il était l’oeuvre de deux kamikazes. S’il a pointé du doigt le groupe EI, M. Davutoglu n’a toutefois pas refermé la piste d’une attaque des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ou du Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) d’extrême gauche, qu’il a présentés comme des « suspects potentiels« . « Il est encore trop tôt pour être définitif« , a-t-il insisté.

L’attentat d’Ankara a relancé la colère contre le régime du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, accusé par le principal parti prokurde du pays de ne pas avoir délibérément assuré la sécurité de la manifestation et de souffler sur les braises du conflit kurde dans la perspective des élections légisilatives anticipées du 1er novembre.

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