Un milliardaire russe bloquera-t-il la fusion Holcim-Lafarge?

Filaret Galtchev, deuxième actionnaire du groupe Holcim, n'accepte pas les nouvelles conditions de la fusion du cimentier avec Lafarge.

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Encore un rebondissement dans l’affaire de la fusion entre les cimentiers suisse et français Holcim et Lafarge. Alors que la transaction doit aboutir en juillet prochain, les conditions de la fusion, qui inclut, rappelons-le, les filiales marocaines des deux groupes, ont changé récemment. Or, elles ne conviennent pas à Filaret Galtchev, deuxième actionnaire d’Holcim détenant 10,8 % des actions du groupe.

Ainsi, la réunion des deux groupes devait se faire entre égaux: or, il a récemment été décidé que les actionnaires de Lafarge recevraient 0,9 action Holcim pour chacun de leur titre. Autre pierre d’achoppement : le nom du numéro un de ce qui deviendra le plus gros cimentier du monde. Bruno Lafont, actuel PDG de Lafarge devait occuper la fonction mais face à la pression des actionnaires d’Holcim, il s’est finalement retiré du poste le 20 mars dernier.

Tout dépend du choix de Dg pour la nouvelle entité

Se sentant lésé, Filaret Galtchev pourrait ne pas soutenir le projet de fusion lors du prochain conseil d’administration d’Holcim prévu le 8 mai, d’après l’un de ses proches cité par le journal suisse Sonntagszeitung et repris par l’agence de presse Reuters. Il fait suite aux déclarations d’Harris Associates, un autre actionnaire important du cimentier suisse, qui a dit vouloir savoir qui dirigera la future entité issue de la fusion avec Lafarge avant de décider s’il soutenait ou non le projet.

Concernant les termes de l’accord, Bruno Laffont a déclaré au journal Le Monde que « les parités financières ne bougeront pas, la gouvernance non plus ». Au sujet du directeur général du futur groupe, il a voulu rassurer les actionnaires d’Holcim : « le nom sera connu d’ici à une quinzaine de jours, donc bien avant l’assemblée d’Holcim ».

Comme l’explique le journal français Les Echos, pour Holcim, l’enjeu est clair: le groupe doit convaincre les deux tiers de ses actionnaires d’approuver, lors de l’assemblée générale prévue le 8 mai, l’augmentation de capital destinée à financer la fusion.

Cette dernière inclut les filiales marocaines des deux groupes, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane ayant donné son accord à leur fusion en octobre 2014.

 

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