Crash d'un Airbus en France : 150 morts

Un Airbus A320 s'est écrasé ce mardi 24 mars dans le sud-est de la France. Il n'y a pas de survivant. Les raisons du crash sont pour l'instant inconnues.

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Airbus A320 de la compagnie low cost Germanwings. Crédit : Juergen Lehle/Wikipedia.

En France, le crash d’un Airbus A320 ce 24 mars au matin n’aurait laissé « aucun survivant » parmi les 150 personnes à bord de l’appareil, a déclaré le président François Hollande. L’avion, qui appartenait à la compagnie allemande Germanwings, filiale low cost de la Lufthansa, transportait 150 passagers et membres d’équipage, d’après François Hollande.

Il effectuait la liaison entre Barcelone et Düsseldorf. Les débris de l’appareil ont été retrouvés près du village de Barcelonnette, dans le sud-est du pays. Le crash aurait eu lieu dans une zone difficile d’accès des Alpes, a expliqué François Hollande.

Selon la direction de l’aviation civile française, l’appareil s’est déclaré en état de détresse à 9h47 GMT, alors qu’il volait à 5 000 pieds (une altitude anormalement basse), à proximité de la petite ville de Barcelonnette, à environ 100 km au nord de Cannes, avant de disparaître des écrans radar.

Un témoin qui faisait du ski dans les environs du lieu de l’accident, interrogé par une chaîne de télévision française, a raconté avoir «  entendu un énorme bruit ». Le ministre français des Transports, Alain Vidalies, a indiqué qu’il n’y avait aucun survivant, alors que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rendait immédiatement sur place.

Les raisons du crash sont inconnues

Un hélicoptère de la gendarmerie a immédiatement pris l’air et a confirmé le crash, dans un massif montagneux appelé « les Trois Evêchés », très difficile d’accès, qui culmine à environ 1 400 mètres d’altitude. Des débris ont été repérés par l’équipage de l’hélicoptère.

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a quant à lui déclaré : «  Nous ne savons pas les raisons de ce crash (…) Tout est fait pour comprendre ce qui s’est passé et pouvoir accueillir les familles des victimes dans les meilleures conditions  ». La cellule interministérielle de crise a immédiatement été activée et sur place d’importants moyens de secours ont été mobilisés.

«  Parmi les victimes, il y a des Espagnols (…), des victimes d’autres nationalités, notamment allemandes, et sans doute turques. Il n’y aurait pas de victimes françaises mais sans totale certitude  », a déclaré François Hollande après avoir reçu le roi d’Espagne, qui a annulé la visite d’État qu’il venait d’entamer en France en raison de la catastrophe.

«  C’est une tragédie, une nouvelle tragédie aérienne, nous aurons à connaître toutes les causes et nous les donnerons bien évidemment  » aux autorités espagnoles, allemandes et aux familles, a souligné François Hollande. «  Dans l’attente, c’est d’abord la solidarité qui doit être notre premier sentiment », a-t-il conclu.

La pire tragédie aérienne en France depuis 1974

Il s’agit de la première catastrophe aérienne sur le territoire français depuis le crash d’un Concorde au décollage à l’aéroport de Roissy le 25 juillet 2000, qui avait fait 113 morts. Elle est aussi la plus grave dans le pays depuis plus de 40 ans et le crash d’un DC-10 de la compagnie Turkish Airlines, qui avait fait 346 morts le 3 mars 1974 au nord de Paris.

Le titre du groupe aérien Airbus a immédiatement plongé mardi matin à la Bourse de Paris, perdant près de 2 %. De son côté, le titre de Lufthansa, dont Germanwings est une filiale, perdait 0,47 %. Un porte-parole d’Airbus a indiqué n’avoir «  aucune information  » à ce stade sur les circonstances de l’accident et a précisé qu’une cellule de crise avait été ouverte au sein de la société. L’A320 est un appareil ancien, fabriqué par Airbus à plus de cinq mille exemplaires, qui a une bonne réputation de fiabilité.

Avec agences

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Patricia Buisson, spécialiste de la "politique de prix", en renfort chez Total Maroc

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