Terrorisme: Benkirane appelle les Marocains à protéger les touristes

Lors du Conseil de gouvernement, Abdelilah Benkirane a réagi à l’attaque terroriste de Tunis, appelant les Marocains à « défendre la sécurité » du Maroc et « des étrangers » qui visitent le pays.

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Le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane.
Abdelilah Benkirane. Crédit: AFP

Abdelilah Benkirane dénonce énergiquement l’attaque terroriste au musée du Bardo à Tunis, revendiqué par Daech, a déclaré le ministre de la Communication Mustapha El Khalfi lors du point de presse organisé à l’issue du Conseil de gouvernement ce jeudi 19 mars. Selon Mustapha El Khalfi, le chef du gouvernement, dans une allocution prononcée à l’ouverture du conseil, le chef de gouvernement a qualifié cet attentat de «drame incommensurable» qui va avoir un impact sur «l’ensemble de la région», appelant «la démocratie tunisienne à poursuivre son chemin».

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Le chef du gouvernement a d’ailleurs précisé que la sécurité n’est pas garantie par les institutions mais qu’elle «est une responsabilité collective qui implique l’ensemble des citoyens ». Et d’ajouter que chaque citoyen doit être un soldat pour son pays et «défendre sa sécurité, sa stabilité et les étrangers qui le visitent».

Concernant le Maroc en particulier, Abdelilah Benkirane a indiqué que les touristes étrangers se rendent dans le royaume en raison de sa stabilité. Il a aussi rappelé aux marocains l’importance de préserver le Maroc du terrorisme, puisque si les touristes viennent découvrir et apprécier les merveilles du royaume, en retour, ils apportent beaucoup à l’économie.

Et justement, Mustapha El Khalfi, interrogé lors du point de presse sur l’appel de Daech à ses adeptes dans Maghreb à mener des opérations terroristes dans leur pays, a cité l’intégration de l’opinion publique marocaine dans les efforts de lutte contre le terrorisme, comme une des mesures prises par le royaume pour se protéger.

Le porte-parole du gouvernement a ensuite énuméré les autres mesures mises en œuvre, notamment l’adoption de politiques sécuritaires renouvelées, dont le dispositif de sécurité « Hadar » lancé il y a 6 mois, l’adhésion à un système de coopération internationale fondée sur l’échange des renseignements et la coordination pour lutter contre ce phénomène transfrontalier.

Il a conclu « qu’il ne pouvait y avoir de répit dans la lutte contre le terrorisme ».