Abdallah II et Mohammed VI discutent de la «lutte contre le terrorisme»

Mohammed VI et son homologue jordanien Abdallah II se sont entretenus en tête-à-tête ce mercredi 11 mars à Casablanca, afin d'aborder notamment «la lutte contre le terrorisme».

Par

Abdallah II Mohammed VI à Casablanca
Crédit: AFP/Fadel Senna

La visite d’Abdallah II symbolise «la relation intime liant les deux familles royales», a souligné le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères jordanien, Nasser Joudeh, cité par la MAP.

Relevant que «la conjoncture actuelle est marquée par de nombreux défis» en particulier au Moyen-Orient, le responsable jordanien a ajouté que les deux chefs d’Etat devaient notamment évoquer «la propagation de la violence et du terrorisme en Syrie» ainsi que «les défis auxquels fait toujours face l’Irak, en dépit de certaines avancées».

Les deux souverains «sont investis d’une responsabilité historique de défense de la religion musulmane, qui prône la modération, la cohabitation et le dialogue», a encore fait valoir Nasser Joudeh.

Avant cet entretien, Mohammed VI, avait présidé sur la place du Mechouar devant le palais royal de Casablanca, la cérémonie d’accueil officiel du roi jordanien et de son épouse la reine Rania. Dans la soirée, ils sont également invités à un diner officiel, toujours au palais.

La reine Rania et Lalla Salma lors de la cérémonie d'accueil officielle à Casablanca mercredi 11 mars.
La reine Rania et Lalla Salma lors de la cérémonie d’accueil officielle à Casablanca mercredi 11 mars. Crédit: AFP/Fadel Senna

Amman et Rabat participent tous deux aux frappes aériennes de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, la participation du Maroc se faisant sous commandement des Emirats arabes unis.

Abdallah II, qui a accédé au trône la même année que Mohammed VI, en 1999, effectue jusqu’à jeudi sa quatrième visite au Maroc, seule autre monarchie arabe à ne pas appartenir au Conseil de coopération du Golfe (CCG). En 2011, dans le contexte du Printemps arabe, les dirigeants du CCG avaient un temps invité les deux pays à rejoindre leur organisation, avant de créer un fonds de cinq milliards de dollars en leur faveur.

En dépit de leurs rapports «exceptionnels», selon les termes du ministre jordanien, et de l’existence d’un accord de libre-échange, la relation économique entre la Jordanie et le Maroc est, elle, modeste. Le volume des échanges n’a pas atteint 40 millions d’euros en 2014.

Rejoignez la communauté TelQuel
Vous devez être enregistré pour commenter. Si vous avez un compte, identifiez-vous

Si vous n'avez pas de compte, cliquez ici pour le créer