Jamel Debbouze : « La France, c'est ma mère, on ne touche pas à ma mère »

L'humoriste franco-marocain, qui dit avoir été sonné par les attentats islamistes du 7 au 9 janvier à Paris, a pris la parole pour appeler les musulmans français à soutenir sans réserve la liberté d'expression, y compris le blasphème.

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L’humoriste franco-marocain, qui dit avoir été sonné par les attentats islamistes du 7 au 9 janvier à Paris, a pris la parole pour appeler les musulmans français à soutenir sans réserve la liberté d’expression, y compris le blasphème.

« Rebbi y3raf lifi9alb mouminin ». C’est fort de ce principe que Jamel Debbouze n’avait jamais affiché publiquement son attachement à la religion musulmane, religion que ses parents lui ont inculqué « avec ce tout ce que ça implique d’humilité et d’intimité ». Mais l’humoriste vient pourtant d’évoquer son identité musulmane dans un entretien des plus sérieux, accordé à l’émission Sept à Huit sur la chaîne de télévision française TF1 diffusé dimanche 18 janvier, et dans lequel il revient sur l’affaire Charlie Hebdo.

Peiné d’avoir vu les jeunes des quartiers populaires et de nombreux musulmans tourner le dos à la marche républicaine du 11 janvier, il explique notamment qu’il s’agit précisément du malentendu qui l’a poussé à prendre la parole. Pour mieux dissocier le soutien à des caricatures blasphématoires et la défense de la liberté d’expression, et reprendre à son compte la formule « Je me battrai pour que vous puissiez dire tout ce que vous voulez dire ». Bien que se disant mal à l’aise avec les caricatures blasphématoires, il a assuré qu’il comprenait « tout à fait [que le blasphème ne soit pas un délit en France]  », avant d’ajouter : «  Évidemment je le comprends, c’est ça la force de la République et de la France ! ».

Jamel Debbouze a demandé aux musulmans français d’être « fiers de leur identité, fiers d’être français, fiers d’être musulmans, fiers de leur identité  », sans jamais avoir à s’excuser pour la tuerie perpétrée par les islamistes. Pour lui, la France, ce sont d’abord « les valeurs de la République (…) Qui font que la France, moi, je l’aime de toutes mes forces. La France, c’est ma mère, on ne touche pas à ma mère ! ».

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