Un Marocain assassiné de 17 coups de couteau, un crime islamophobe selon une organisation

Un homme d'origine marocaine a été tué dans la nuit de mardi 13 janvier à mercredi de 17 coups de couteau dans le Vaucluse, dans le sud de la France. Un acte dénoncé vendredi comme "islamophobe" par l'Observatoire national contre l'islamophobie.

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Crédit : AFP

Armé d’un couteau, un homme de 28 ans a fait irruption au domicile de ses  voisins après avoir enfoncé la porte. Il a frappé à plusieurs reprises Mohamed El Makouli, âgé de 47 ans, avant  d’être désarmé. Il est reparti chez lui chercher un second couteau et a asséné  d’autres coups au père de famille. La victime a été atteinte de 17 coups de  couteau au total. Sa compagne, blessée aux mains en voulant s’interposer, a pris la fuite avec leur bébé avant d’alerter les gendarmes.

Dans un communiqué, l’Observatoire national contre l’islamophobie dénonce  un « acte horrible aux mobiles islamophobes ». Selon Abdallah Zekri, le président de l’observatoire, l’épouse de la victime a témoigné avoir entendu l’agresseur  présumé crier « Je suis ton Dieu, je suis ton islam ». « L’aspect islamophobe sera vérifié dans le cadre de l’instruction », a  indiqué le parquet d’Avignon.

Loin d’être un cas isolé

L’auteur présumé a été retrouvé à proximité du lieu du crime tenant des  propos incohérents et interné dans un l’hôpital psychiatrique où une  schizophrénie a été diagnostiquée, selon le parquet. Il a été inculpé jeudi  pour assassinat. Dans un incident séparé survenu à Toulouse (sud-ouest), un homme de nationalité roumaine, qui avait proféré des menaces de mort contre les  musulmans, a été interpellé vendredi près de la grande mosquée porteur d’un  couteau. Une de ses connaissances avait prévenu les services de police qu’il avait  l’intention d’aller « tuer un musulman », a indiqué à l’AFP une source policière. Il a été placé en garde à vue pour port d’arme et menaces de mort réitérées.

Mercredi 14 janvier, l’Observatoire contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM) avait fait état de plus d’une cinquantaine d’actes  antimusulmans après l’attentat jihadiste contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

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