L’embargo européen sur la Russie profite bien aux fruits et légumes marocains

L’embargo européen sur la Russie profite bien aux fruits et légumes marocains

L'embargo européen contre la Russie a bien des effets positifs sur les exportations marocaines de certains fruits et légumes. Mais pas sur les agrumes.

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Oranges
Exception notable, les agrumes marocains ne profitent pas de l'embargo européen sur la Russie. Crédit : Cocoparisienne/Pixabay.

La Russie est déjà l’un des principaux pays importateurs de produits agroalimentaires frais marocains. Elle arrive en deuxième position, juste après la France. Mais avec l’embargo européen, décidé en représailles de son soutien à la guerre civile en Ukraine, la Russie importe encore plus certains produits marocains.

Les exportations de fruits et légumes vers la Russie ont largement augmenté ces derniers mois. La campagne 2014-2015, qui n’est pourtant pas terminée, comptabilise pour le moment 32 248 tonnes d’exportations hors agrumes (dont près de 29 500 tonnes rien que pour les tomates), contre 24 978 tonnes en 2013-2014, d’après les chiffres de l’Association marocaine des producteurs et producteurs exportateurs de fruits et légumes. Pour son directeur, Samir Belghol, « l’embargo a un effet positif bien évidemment ».

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Les agrumes ne profitent pourtant pas de l’embargo

Tous les fruits et légumes ne sont en revanche pas concernés. Les agrumes par exemple ne profitent pas de l’arrêt des exportations européennes vers la Russie. « L’embargo ne nous a pas profité, c’est faux, étant donné que l’Espagne est le seul exportateur européen d’agrumes vers la Russie. Les exportations vers la Russie ont même un peu baissé par rapport à l’année précédente », nous explique Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc. Pour la campagne qui a commencé en octobre, la Russie a quand même absorbé 53 % des exportations des agrumes marocains, mais il s’agit d’un pourcentage « normal », d’après Ahmed Darrab.

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Enfin, cette tendance à la hausse devrait être tempérée par la mauvaise situation monétaire de la Russie actuellement. « Pour le premier trimestre 2015, nous n’avons pas encore réellement démarré les exportations vers la Russie », nous explique Adil Benjelloun, responsable des ventes chez le producteur Delassus. Le rouble a en effet perdu plus de 40 % de sa valeur par rapport au dollar l’an dernier. Il est donc moins avantageux pour les exportateurs de vendre sur le marché russe, dont l’économie tourne au ralenti.

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