Un sit-in contre les pensions que touchent les parlementaires

L’association marocaine de protection des biens publics organise un sit-in, le 25 janvier, pour demander l’annulation des pensions de retraite des parlementaires.

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hémicycle
Crédit : Yassine Toumi

L’association marocaine de protection des biens publics demande à ce que les pensions de retraite des parlementaires − qu’ils perçoivent dès la fin de leur mandat − soient annulées. D’après un communiqué publié le 13 janvier, suite à la réunion trois jours plus tôt du bureau national de l’association au sein du siège de l’UMT à Rabat, « un sit-in sera organisé devant le parlement pour attirer l’attention du gouvernement sur les problèmes que connaissent les caisses de retraite dont celles des pensions des retraites et des ministres ».

« En plus du problème de l’absence de reddition des comptes des parlementaires envers les citoyens, les pensions des parlementaires coûtent beaucoup d’argent aux contribuables », nous confie Mohamed El Ghaloussi, président de l’association marocaine de protection des biens publics. Celui-ci, qui considère que « le travail de parlementaire n’est pas un emploi en soi », précise que « le sit-in sera l’occasion de demander à la Cour des comptes de soumettre tous les dossiers de la corruption au ministre de la Justice afin que celui-ci puisse mener des enquêtes en profondeur ».

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Les pensions de retraites des parlementaires ne provoquent pas que l’ire de cette association. Une pétition, lancée fin 2013 par le groupe Facebook « Réclamation populaire d’annuler les pensions des retraites des parlementaires et des ministres » a recueilli 16 294 signatures.

Qui finance les pensions de retraite des parlementaires ?

Cela étant, du côté des parlementaires, on fait volontiers valoir que leurs pensions de retraite sont financées par leurs cotisations durant leur mandat. C’est ce que nous assurent Fouzia Labied et Aicha Lekhmass, députées de l’Union constitutionnelle et de l’USFP : « Les parlementaires sont soumis à un système de cotisations ». Et d’ajouter que « mensuellement, un montant de 2 900 dirhams est extrait de nos indemnités ». A noter toutefois que parallèlement, un montant équivalent est versé par le budget du parlement pour financer ces pensions. Le financement des pensions des parlementaires repose donc tout autant sur leurs cotisations que sur le budget de l’État.

Conformément à la loi 92-24 relative aux pensions pour les députés de la chambre des représentants et la loi 99-53 qui concerne les parlementaires de la chambre des conseillers, un parlementaire perçoit 1 000 dirhams de pension pour chaque année passée dans cette fonction, dans la limite de 30000 dirhams.

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