La revue du web #7: Axe Maroc se ridiculise sur le web

La campagne web ratée d'Axe Maroc, un jeu pour s'occuper au feu rouge, un SDF qui trouve un logement grâce à Hespress et une belle campagne anti-islamophobie en Australie. Bienvenue dans le 7e épisode de la revue du web.

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La campagne Axe est un long moment de gêne. Crédit : Axe

Axe signe le big fail de la semaine

Au moment où nous écrivons ces lignes, la gêne est toujours palpable dans la rédaction. Si le déodorant Axe est connu pour ses publicités créatives à l’international, pas sûr qu’il puisse autant convaincre dans notre royaume. Pour promouvoir son déodorant censé faire tomber toutes les meufs, Axe Maroc a publié le 15 décembre un spot destiné au web tourné au multiplexe Mégarama de Casablanca. Le pitch ? A partir d’un statut Facebook prétendument publié sur sa page (« L’effet d’Axe fonctionnerait avec lgaouriate (les étrangères), mais pas avec les Marocaines. »), Axe suit un jeune mec partant voir un film au cinéma. A l’accueil, il se fait asperger de déo par une jeune hôtesse d’accueil, puis se fait offrir du pop-corn par une gentille dame maquillée comme une voiture volée qui n’hésite pas à lui lancer des regards langoureux. Quelques minutes après s’être installé, ce sont ces deux jeunes filles qui vont se battre pour lui sur le grand écran du cinéma, à coups d’expressions idiotes. « Si tu veux sortir avec moi, asperge-toi de mon Axe préféré ! » avant que l’autre ne rétorque : « Je l’ai vu en premier, il porte mon parfum, j’ai mis ma trace dessus, quoi ! ». Bref, nous sommes certains que regarder un film X avec votre grand-mère aurait été moins gênant.

La vidéo a été retirée immédiatement par le compte officiel d’Axe Maroc. Mais Maroc Videos a eu la temps de la télécharger immédiatement avant de la republier sur son compte.

Il est à noter que cette campagne est une reprise d’une campagne similaire lancée au Moyen-Orient (et qui, du coup, est beaucoup plus réussie) :

Un jeu pour attendre au feu rouge

Attendre au feu rouge peut s’avérer interminable, surtout quand on est pressé. C’est pour cela que deux gentils inventeurs allemands ont eu la brillante idée de créer un jeu auquel pourraient participer deux piétons des deux côtés de la voie. Le jeu se termine dès que le feu passe au rouge. En plus de passer du bon temps, c’est aussi un moyen d’échanger un sourire, de faire une rencontre avec un inconnu !

A lire sur le Figaro Etudiant

Il retrouve un logement grâce à Hespress

En novembre dernier, le portail d’information Hespress part à la rencontre de Moul Sendou9, un homme dont le logement se résumait à une boîte en bois. L’homme, totalement désespéré, appelait à l’aide : « Nous ne sommes pas des Palestiniens, je suis un Marocain comme vous, sauvez-moi », criait-il à la caméra de Hespress. Suite à la publication du reportage, qui a été visionné plus de 70 000 fois, un citoyen casablancais lui a donné l’opportunité de loger dans la cave de sa villa. L’homme a témoigné de nouveau à la caméra de Hespress, leur faisant visiter son nouveau logement : « C’est une nouvelle vie pour moi ».

A lire sur Hespress (en arabe)

Les Australiens se mobilisent contre l’islamophobie après la prise d’otage de Sydney

Suite à la prise d’otage à Sydney par un musulman extrémiste qui s’est terminée sur un bilan de trois morts, les Australiens s’inquiètent de la montée de l’islamophobie dans le pays et lancent une campagne de soutien sur les réseaux sociaux. Le concept ? Si un musulman a peur de se rendre quelque part où il s’attend à des réactions hostiles (notamment en réaction du port du voile), la personne en question pourra demander à un citoyen adhérant à la campagne de l’accompagner sur le trajet. C’est ainsi que plusieurs Australiens publient les trajets qu’ils prennent et invitent les musulmans à les accompagner sur cela coïncide avec leur chemin. La campagne, appelée #IllRideWithYou (Je t’accompagnerai), a pris une telle ampleur que plus de 65 000 tweets ont été postés sur le sujet. Une initiative qui force le respect.

« Je vais de Croydon à Town Hall le matin, faites-le savoir si vous avez besoin de compagnie. »

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