Le piano du film «Casablanca» vendu à 30 millions de dirhams

Le piano du film culte Casablanca a été vendu aux enchères à New York pour 3,4 millions de dollars, soit environ 30 millions de dirhams.

Par

Scène du film où apparaissent le piano, et Humphrey Bogart.
Scène du film "Casablanca" de Michael Curtiz (1942).

Le piano du film culte Casablanca a été vendu aux enchères à New York pour 3,4 millions de dollars, soit environ 30 millions de dirhams.

« Play it again Sam » : c’est avec cette réplique mythique que Ilsa (Ingrid Bergman) demande à Sam (Dooley Wilson) d’interpréter As Time Goes By sur le piano du bar de son amant Rick. Ce même piano qui, évalué à plus d’1 million de dollars (plus de huit millions de dirhams) en juillet dernier, a finalement été adjugé 3,4 millions de dollars (un peu plus de 30 millions de dirhams), après de rapides enchères devant une salle comble à New York, lundi 24 novembre, selon le quotidien américain New York Times.

Le piano orange aux motifs marocains était la vedette d’une vente aux enchères rassemblant chez Bonhams des centaines de souvenirs de la grande époque d’Hollywood, dont une trentaine venant du film Casablanca, qui a remporté l’Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario en 1944.

Ce piano composé d’un clavier raccourci à 58 touches (soit 30 de moins que les pianos modernes) est au cœur d’une des scènes cultes du cinéma hollywoodien. Sam y interprète As Time Goes By pour Ilsa, dans le bar de son ancien amant Rick (Humphrey Bogart), à Casablanca, en pleine Seconde guerre mondiale. C’est également à l’intérieur de ce piano que Rick a caché les laissez-passer qui permettront finalement à l’héroïne ainsi qu’à son mari, le résistant Victor (Paul Henreid), d’échapper aux autorités françaises (du régime de Vichy) et aux Nazis.

Le piano… dont on n’a pas joué dans le film

C’est un dentiste de Los Angeles, Gary Milan, qui vendait lundi le piano probablement fabriqué en 1927. Le collectionneur avait également acheté l’autre piano du film, celui qui apparaît dans un flash-back censé se situer à Paris au café La Belle Aurore, lorsque Ilsa et Rick se rencontrent. Mais il avait préféré le revendre en 1988 pour 154 000 dollars. « Je me sens égoïste, personne ne devrait avoir les deux pianos de Casablanca », avait-il déclaré à l’époque au Los Angeles Times. Ce deuxième piano avait ensuite été revendu pour plus de 600 000 dollars en décembre 2012.

Magie du cinéma : le piano du Rick’s Cafe a atteint un prix record, alors qu’il n’a pas été utilisé dans le film. Dooley Wilson, qui interprétait le rôle de Sam, était bien un jazzman, mais un batteur et non un pianiste, et a donc fait semblant de jouer. Le son du piano dans le film était hors caméra.

La scène culte durant laquelle Sam interprète As Time Goes By pour Ilsa.

article suivant

Chronique d’un confinement. Jour 23