Mustapha El Khalfi a renoncé à interdire la publicité sur les jeux

Mustapha El Khalfi a proposé un amendement à l'un de ses projets de loi pour étendre l'interdiction de la publicité des jeux dans les médias au secteur privé, avant de renoncer sous la pression.

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Crédit : AFP

Après avoir interdit la diffusion de spots publicitaires de jeux de hasard sur les chaines du service public, Mustapha El Khalfi comptait généraliser cette interdiction aux autres médias. Le ministre de la Communication envisageait de joindre un amendement au projet de loi 83.13 complétant la loi 77.03 relative à la communication audiovisuelle. Ce texte visait à interdire les publicités de jeux de hasard aussi bien dans les médias audiovisuels que dans les journaux. Le vote du projet de loi devant la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication de la Chambre des représentants était programmé mercredi 22 octobre à 15h.

Le PPS et le RNI opposés au projet de loi

Mais la pression a été trop forte. Les membres de la coalition gouvernementale ont déjà exprimé leurs divergences au sujet de cette interdiction. Certains députés du Rassemblement national des indépendants (RNI) , et du Parti du progrès et du socialisme (PPS) ont fait part, de manière anonyme, de  leur refus de voter en faveur du projet de loi dans les colonnes du quotidien Libération. Une source proche du dossier nous révèle que deux ministres du gouvernement ont également tancé Mustapha El Khalfi pour cette mesure.

La Marocaine des jeux et des sports (MDJS) s’est montrée très inquiète face à cette possible interdiction et a actionné ses réseaux. « Ce sont la communication et la publicité qui permettent le développement de notre activité », expliquait une source proche de la Marocaine des jeux au journal Libération, avant d’ajouter que « le rôle de la MDJS est de lutter contre le jeu clandestin en canalisant les joueurs vers un secteur légal et responsable ». Et de terminer en étalant sa crainte de voir les joueurs se tourner vers les « jeux clandestins qui sont extrêmement addictifs » et qui représentent un véritable problème de « santé publique ». Lundi, soit deux jours avant le vote, Mustapha a retiré son amendement.

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