L’Australie dépense des millions pour des campagnes anti-migration

L’Australie a lancé plusieurs campagnes pour lutter contre l’immigration clandestine. Des affiches et vidéos sont publiées sur son territoire et à l’étranger pour dissuader les migrants.

Par

"Pas question, vous ne ferez pas de l'Australie votre maison" est le slogan plutôt ferme de cette campagne.

L’Australie a lancé plusieurs campagnes pour lutter contre l’immigration clandestine. Des affiches et vidéos sont publiées sur son territoire et à l’étranger pour dissuader les migrants.

« Pas question, vous ne ferez pas de l’Australie votre maison ». Voici le slogan de la dernière campagne australienne contre l’immigration illégale. En plus d’opter pour un slogan choc, les autorités ont vu les choses en grand puisque les affiches ont été diffusées dans plusieurs pays étrangers. Sur un an, le coût total de ces campagnes s’élève à 23 millions de dollars (147 millions de dirhams). Le chiffre vient d’être révélé officiellement, suite aux interrogations de certains sénateurs.

La dernière de ces campagnes, appelée « No way » (« Pas question », en anglais), insiste sur l’intransigeance des autorités et condamne les passeurs. Sur le site du ministère, on peut lire « ne gaspillez pas votre argent, les passeurs mentent ».

Certaines affiches sont destinées aux étrangers qui envisagent une traversée vers l’Australie. On y lit : « Peu importe qui tu es ou d’où tu viens, tu ne feras pas de l’Australie ta maison », ou encore « Les lois s’appliquent pour tout le monde : familles, enfants seuls, instruits et malades ». Avec le même fond de mer déchaînée, une autre affiche est destinée aux étrangers qui résident déjà sur le territoire, pour les inciter à dissuader leur famille de venir. Ces affiches ont été traduites en seize langues : tamoul, farsi, hindi, népalais, vietnamien… La campagne a été diffusée dans plusieurs pays, notamment l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et le Sri Lanka.

Flier-Sinhalese-high-res

La campagne comprend aussi un spot publicitaire, dans lequel s’exprime un militaire en charge des sauvetages − ou plutôt interceptions − des migrants en mer. Il explique fermement que toutes les personnes interceptées sont renvoyées dans leur pays d’origine ou vers un autre État.

En quatre ans, 1 500 migrants sont décédés en tentant de rallier l’Australie par la mer.

Rejoignez la communauté TelQuel
Vous devez être enregistré pour commenter. Si vous avez un compte, identifiez-vous

Si vous n'avez pas de compte, cliquez ici pour le créer