Le directeur de la DGED en dit plus sur la lutte antiterroriste

Dans le cadre d’une réunion du Comité contre le terrorisme, le directeur de la DGED, Yassine Mansouri, s’est exprimé sur l’expérience marocaine dans le domaine de la lutte antiterroriste.

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Yassine Mansouri, directeur de la DGED. Crédit: Rachid Tniouni
Yassine Mansouri, directeur de la DGED. Crédit : Rachid Tniouni

A l’occasion de la réunion du Comité contre le terrorisme (CTC) de l’ONU, le directeur de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), Yassine Mansouri s’est exprimé sur l’expérience marocaine dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.

L’intervention de Mansouri fait suite à une visite effectuée par le CTC (qui dépend du Conseil de sécurité de l’ONU) au Maroc au mois de mars 2013. Le comité exécutif du CTC avait identifié, durant cette visite, plusieurs mesures prises par le Maroc, dans ce domaine, « qui pourraient être répliquées dans la région du Sahel ainsi que dans d’autres pays ».

Les attentats du 16 mai, « un signal d’alarme »

Pour le responsable du contre-espionnage marocain, les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont constitué « un signal d’alarme sur les liens existant entre réseaux terroristes locaux et internationaux » qui ont révélé « les intentions belliqueuses d’Al-Qaïda et de ses franchises envers le royaume  ». Parmi ces franchises, figure le GSPC (le Groupe salafiste pour la prédication et le combat), devenu Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique).

Les filiales d’Aqmi ont été au centre de l’action marocaine dans la lutte contre le terrorisme. Mansouri a ainsi mentionné le démantèlement, par le Maroc, de plusieurs réseaux terroristes opérés par des membres d’Aqmi comme « Fath Al Andalous », en 2008, « Al Mourabitoune Al Joudoud », en 2009, ainsi que la structure d’« Amgala » en 2011. Tous ces réseaux agissaient dans la région du Sahel selon le directeur de la DGED.

Coopération avec les pays africains

Cette région est d’ailleurs propice au développement du terrorisme si l’on en croit les propos de Mansouri, qui a déclaré que des alliances avaient été scellées entre Aqmi et le Polisario, ainsi que par d’autres groupes terroristes, dont le Mujao, Boko Haram, Al Chabab Islami en Somalie et Ansar Acharia en Tunisie et en Libye.

Pour lutter contre le fléau, le royaume «  a développé une dynamique importante avec ses  partenaires africains dans des domaines liés notamment à la formation, au partage de renseignements et à la coopération  ». Cette coopération a permis d’empêcher des projets terroristes visant de « hauts responsables de ses pays amis [au Maroc, ndlr], ainsi que des intérêts occidentaux  ».

Le responsable de la DGED a également précisé que le Maroc avait mis en place une stratégie religieuse et spirituelle. Le ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Taoufik, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Nasser Bourita sont également intervenus durant cette réunion.

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