Torture : Amnesty place le Maroc dans les « pays prioritaires »

Amnesty International a appelé à un sit-in devant le parlement à Rabat contre la torture. Une pétition a également été remise au ministre de la Justice par l'ONG.

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Amnesty International dénonce la torture au Maroc
Crédit : DR

L’ONG Amnesty International (AI)  a organisé un sit-in devant le parlement à Rabat le jeudi 18 septembre. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de la campagne mondiale d’Amnesty « Stop torture », lancée le 13 mai 2014. L’ONG s’est penchée sur le Maroc dont elle estime qu’il fait partie « des pays prioritaires  ».

Toujours dans le cadre de cette campagne, une délégation composée de membres de de la section américaine, espagnole, belge et danoise d’AI a rencontré le ministre de la Justice Mustapha Ramid mardi 16 septembre. « La délégation a fait le déplacement pour présenter au ministre une pétition exhortant le gouvernement marocain à garantir la justice à Ali Aarrass qui est condamné à 12 ans de prison mais aussi à toutes les victimes de la torture », explique Mohamed Sektaoui. L’organisation internationale a en effet réussi à collecter des dizaines de milliers de signatures à travers le monde. « Nous avons collecté plus de 216 000 signatures à travers 120 pays dans le monde », a t-il ajouté.

Torture et aveux

La délégation a également échangé avec le ministre sur « la mise en œuvre des recommandations du comité de l’ONU contre la torture en ce qui concerne l’ouverture d’enquêtes indépendantes et impartiales sur toute allégation de torture ou de mauvais traitement », ajoute Sektaoui.

Ali Aarrass est un citoyen belgo-marocain condamné en 2011, à 12 ans de prison au Maroc pour appartenance à une organisation terroriste et extradé de l’Espagne vers le Maroc en décembre 2010. Aarrass, qui n’a jamais cessé de clamer son innocence, avait confié au rapporteur spécial de la torture, en septembre 2012, avoir subi au Maroc « des tortures multiples pendant dix jours avant de se résoudre à signer des aveux en arabe, langue qu’il ne maîtrise pas ».

Tour à tour, Amnesty International, le rapporteur de l’ONU et le comité contre la torture des Nations unies ont exigé du Maroc l’ouverture d’une enquête sur l’affaire Ali Aarrass.

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