Ces étudiants aux projets high-tech innovants

Une université a organisé une compétition pour récompenser des étudiants porteurs de projets technologiques novateurs.

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Mundiapolis
Les étudiants aux côtés du jury et des professeurs . Crédit : Pauline Chambost

Inciter les jeunes à innover, les pousser à oser, tel était le but de ce premier challenge « Innovation day » organisé par l’université Mundiapolis de Casablanca. Le 19 juin, huit équipes d’étudiants ont présenté leur projet devant un jury, composé de professionnels et de professeurs. Un réseau social dédié au bénévolat, un camion électrique pour ramasser les ordures, un capteur d’humidité et de chaleur pour l’agriculture sous serre… les projets étaient variés.

Mais les applications pour smartphones étaient clairement à l’honneur. Certains étudiants en ont par exemple imaginé une pour suivre sa consommation d’électricité en temps réel et la comparer avec celle de ses voisins. « L’idée est de ne pas être surpris par la cherté de la facture à la fin du mois  », a précisé Ayoub Hadar, étudiant de quatrième année. Les étudiants développeront l’outil sur Android et iOS dès cet été, au cours d’un stage chez des professionnels de l’informatique.

Une autre équipe a proposé aux témoins d’un crime de prendre la scène en photo ou d’en capter une vidéo pour l’envoyer au commissariat le plus proche. « Il y a beaucoup de crimes dans la société marocaine donc nous avons décidé de créer une application pour aider les autorités à lutter contre », nous explique Hajar El Yousfi et Sabah Majd, deux étudiantes de première année, qui insistent sur la garantie de l’anonymat assurée par leur application.

Surveiller la température du bébé à distance

Beaucoup d’étudiants cherchent en effet à mettre leurs idées et leur audace « au service de la société ». Autre exemple : le ramassage des ordures. Une équipe a ainsi présenté fièrement son idée de « Smart truck », un camion électrique sophistiqué pour collecter les poubelles.

Pensant de leur côté aux jeunes parents, 5 étudiants ont présenté un projet intitulé « Baby nurse », consistant en un boîtier à placer à proximité d’un bébé, qui permet de prendre la température du nourrisson. En cas de fièvre, un signal est émis vers un autre boîtier muni d’une alarme. A terme, l’outil serait même capable d’envoyer un texto aux parents.

Utiliser la technologie pour aider les autorités

Le jury était là pour mettre en difficulté chaque groupe de jeunes : « Ce n’est pas pour vous piéger mais est-ce que vous savez au moins avec quelle énergie fonctionnera votre capteur ? », ou encore « J’ai déjà vu cet objet dans un magasin ». De fait, beaucoup de projets n’étaient pas aboutis ou peu innovants.

C’est le projet Save our city qui est finalement arrivé premier de la compétition. L’équipe a reçu une aide de 10 000 dirhams de la part de Google, partenaire de l’événement, pour finaliser leur projet, et a gagné un stage chez IBM, membre du jury.

3 des 4 jeunes du groupe. Crédit : Pauline Chambost

3 des 4 jeunes du groupe du projet « Save our city« . Crédit : Pauline Chambost

Leur idée ? Encore une application pour smartphone ! L’utilisateur prend en photo une chaussée déformée (potentiellement à cause d’accidents de la route) ou un monticule d’ordure et le programme se charge de l’envoyer à l’administration compétente, accompagnée des coordonnées géographiques. L’un des quatre porteurs du projet, Anselme Bekanhoule, étudiant ivoirien, met en avant l’argument de la réduction des coûts :

Bien sûr ces problèmes qu’on voit dans nos villes ne sont pas résolus pour des raisons de finances mais l’application permet de réduire les coûts puisque cela empêche les autorités de patrouiller partout en se rendant directement sur place. L’outil permet de rendre les citoyens acteurs et d’instaurer une vraie interaction entre les individus et le secteur public.

Dès la rentrée, l’application fonctionnera sur le campus : les étudiants pourront prendre des photos qui seront envoyées à l’administration de l’université. « Ce sera un test et si ça marche, on se rapprochera des autorités pour développer l’application sur la région. »

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