Routes rurales : la Banque mondiale accorde un prêt de 70 millions d'euros

La Banque mondiale a donné son accord pour un prêt destiné au financement d’une opération de mise à jour des routes rurales marocaines.

Par

Crédit photo : AFP

L’indice d’accessibilité des routes rurales marocaines a été estimé à 70 % par la Banque mondiale (BM) en 2010. Un chiffre que les autorités, dans le cadre du deuxième Programme national des routes rurales du gouvernement (PNRR 2), souhaitent voir passer à 80 % d’ici 2015. Le Maroc sera aidé dans la réalisation de cet objectif par la BM qui a annoncé, le mardi 10 juin, avoir donné son accord pour un prêt de 70 millions de d’euros destiné à supporter le PNNR 2.

Agriculture, distribution et transports, principaux bénéficiaires

Pour le directeur de la région Maghreb au sein de la BM, Simon Gray, ces nouvelles routes permettront « d’améliorer la productivité du secteur agricole, faciliteront la distribution, et réduiront les coûts tout en améliorant la qualité du secteur des transports ».

En outre, le tourisme peut en espérer quelques retombées positives, alors que le baromètre de satisfaction des touristes de l’Observatoire du tourisme révélait récemment que les infrastructures et les transports figurent en tête des points négatifs de la destination Maroc.

Le prêt accordé par la BM a pour but de couvrir un vide financier du PNNR 2. Ce programme a également été financé par la Caisse pour le financement routier (CFR) à hauteur de 300 millions de dirhams.

Un projet de 14 milliards de dirhams

Le PNNR 2 est doté d’un financement d’environ  14 milliards de dirhams. Dans son ensemble le projet prévoit la réhabilitation ou la mise à jour de plus de 25 000  kilomètres de route. Depuis la mise en place de ce programme en 2005, 10 000 kilomètres de route ont bénéficié d’un « lifting ». Une rénovation qui a bénéficié à 1,8 million d’habitants.

Pour rappel, le premier programme national pour les routes rurales avait permis la mise a jour des routes de 11 236 kilomètres de routes entre 1995 et 2005. Un projet qui avait coûté 5 milliards de dirhams.