Maroc

Le BCIJ a arrêté 692 personnes depuis sa création

Abdelhak Khiame. Crédit : Yassine Toumi.
Le BCIJ a arrêté 692 personnes depuis sa création
septembre 04
16:30 2017
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Interviewé par Radio 2M ce lundi 4 septembre, Abdelhak Khiame, directeur du BCIJ, est notamment revenu sur les attentats de Barcelone où tous les assaillants étaient Marocains. Il a aussi livré le bilan des arrestations menées par ses services.

Le directeur du Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), Abdelhak Khiame, s'est entretenu durant une quinzaine de minutes avec la journaliste Fathia El Aouni, ce lundi 4 septembre sur les ondes de Radio 2M. Il est notamment revenu sur la rapidité avec laquelle les assaillants de Barcelone ont été endoctrinés: "l'imam a profité d'un non-contrôle des services de l'État pour les fanatiser (en un an seulement, NDLR)".

Khiame est aussi revenu sur les arrestations survenues au Maroc après les attentats de Catalogne. Pour lui, "il est normal que les services de sécurité marocains fassent une enquête sur ces assaillants et leur entourage". Ceci a d'ailleurs permis au BCIJ d'arrêter un homme qui avait l'intention d'attaquer l'ambassade espagnole.

Au sujet de l'endoctrinement sur Internet, Khiame est clair: "on peut contrôler les mosquées, mais on ne peut pas contrôler le virtuel". Il s'est même dit surpris de savoir que les assaillants de Barcelone n'avaient pas été fanatisés sur Internet, mais par un imam dans une mosquée non contrôlée.

Saluant la collaboration entre le Maroc et l'Espagne en matière de lutte antiterroriste, le patron du BCIJ a expliqué que "le niveau de collaboration sera augmenté".  Plus globalement, Abdelhak Khiame est revenu sur les opérations menées par son département depuis sa création il y a près de deux ans et demi. Il a ainsi annoncé que 692 personnes ont été arrêtées et que 46 cellules ont été démantelées.

À la fin de l'interview, Abdelhak Khiame a alerté "sur le rôle des parents et celui de la société civile". Selon lui, la lutte contre la radicalisation n'est pas de la seule responsabilité de l'appareil sécuritaire. "Si on laisse nos enfants livrés à eux-mêmes, ils seront plus simples à endoctriner", souligne-t-il.

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