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Le Maroc interdit les écoles "Al Fatih", liées au réseau du turc Gülen

L'école Mohamed El Fatih de Fes. Crédit : DR
Le Maroc interdit les écoles "Al Fatih", liées au réseau du turc Gülen
janvier 05
18:21 2017
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Le ministère de l’Intérieur annonce la fermeture en urgence des écoles du groupe scolaire Mohamed Al Fatih, lié au mouvement de Fathallah Gülen, lui-même honni par le président turc Erdogan.

Le ministère de l’Intérieur annonce le 5 janvier la fermeture dans un délai d’un mois des écoles du groupe scolaire Mohamed Al Fatih, lié au mouvement du Turc Fathallah Gülen, ou Hizmet. Implanté dans le royaume depuis 1994, le groupe dispose aujourd’hui de trois écoles à Casablanca, une à Tanger, Tétouan, Fès et El Jadida.

"Les établissements scolaires du groupe Mohamed Al Fatih, lié au turc Fethullah Gülen [...] utilisent le secteur de l’enseignement pour répandre l’idéologie de ce groupe et des idées contraires aux principes du système éducatif et religieux marocain", argue le communiqué.

"Face au non-respect des avertissements adressés par le ministère de l’Enseignement aux responsables de ces établissements pour remédier aux dysfonctionnements enregistrés, il a été décidé de fermer tous les établissements scolaires relevant dudit groupe dans un délai maximum d’un mois à partir de jeudi 5 janvier", poursuit le document du ministère de Mohamed Hassad.

Lire aussi : Enquête : Où opèrent les proches du mouvement turc Gülen au Maroc ?

Âgé de 75 ans, Fathallah Gülen est un prédicateur musulman établi dans le nord-est des États-Unis depuis 1999. Il est à la tête d’un mouvement puissant en Turquie, qui est à la tête d'un gigantesque réseau d’écoles — en Turquie, au Maroc, mais aussi partout dans le monde — d’ONG et d’entreprises sous le nom d’Hizmet ("Service", en turc). Il est également influent dans les médias, la police et la magistrature. Tous ses sympathisants sont tenus de donner du temps ou de l’argent à l’organisation : des étudiants aux mères de famille en passant par les riches hommes d’affaires, ce qui confère au mouvement une certaine puissance financière.

Alors qu’ils ont jadis été alliés, le président turc Recep Tayyip Erdogan accuse désormais Gülen d’être le responsable du putsch avorté contre lui en juillet 2016. Il l'accuse également d’être derrière l’assassinat de l’ambassadeur russe à Istanbul à Ankara.

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