Economie

Colère royale : La (vraie) raison de la démolition du showroom de la CGI

Colère royale : La (vraie) raison de la démolition du showroom de la CGI
26 janvier
17:11 2016
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Les rumeurs au sujet de la destruction du showroom de la CGI, attribuée à une colère royale, vont bon train. Quelle est la vraie raison de sa démolition ?

Pendant que les parties concernées se terrent dans le silence, l’événement continue d’alimenter toutes sortes de spéculations. Samedi 23 janvier, dans l’après-midi, pelleteuses et tractopelles entreprennent la démolition du showroom de la Compagnie générale immobilière, niché sur le boulevard des Almohades, à Casablanca, en face de la célèbre Sqala. Érige à l’entrée de la Marina, le bâtiment, de style moderne, ainsi détruit attise aussitôt la curiosité de la presse. « Le souverain aurait donné instruction de raser un bâtiment « disgracieux » du projet Casablanca Marina », avance, dimanche 24 janvier, l’Économiste. Du côté de la filiale de la CDG, c’est motus et bouche cousue : « la consigne a été donnée pour que personne ne communique sur ce sujet », nous confie une source proche du dossier. La wilaya, elle, affirme ignorer les détails de l’affaire, préférant nous renvoyer vers la préfecture d’Anfa, bien que le Wali du Grand Casablanca Khalid Safir fût présent lors de la démolition.

Le sujet est-il à ce point sensible ? Il faut dire que la destruction du showroom de la CGI est à chercher ailleurs que dans l’aspect « disgracieux » de la bâtisse. « La CGI ne dispose pas de l’autorisation nécessaire », nous révèle Abdelhak Ennajhi, président de l’arrondissement de Sidi Belyout. Construit en 2010 pour les besoins du projet Casablanca Marina, le showroom devait être détruit à la fin des travaux, c’est-à-dire en 2012. « Les autorités ont adressé depuis 2012 plusieurs courriers à la CGI lui ordonnant de se conformer à la loi en quittant les lieux », précise notre source. Loin de se plier à l’ordre, les responsables de la société décident d’entamer une procédure pour obtenir le titre foncier, droit de propriété définitif. « Le roi, de passage à Casablanca, aurait ainsi demandé de raser le bâtiment », nous apprend une source bien informée.

« Avant d’entreprendre la démolition, les responsables de la CGI ont eu le temps de récupérer toutes leurs affaires », explique Mohamed Fadel, chargé de communication à la Wilaya du Grand Casablanca. Contacté par Telquel.ma, Hatim Seffar, responsable marketing et Communication de la CDG, n’a pas répondu à nos sollicitations.

 

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