Maroc

Les autorités marocaines expulsent un réfugié syrien et son fils

Le fils de Bashar Jalabi, Haider. Crédit: DR
Les autorités marocaines expulsent un réfugié syrien et son fils
juin 25
13:27 2015
Partager

Un réfugié syrien menacé de mort dans son pays et son fils âgé de 10 ans ont été expulsés par les autorités marocaines. La raison ? L'enfant n’avait pas de permis de séjour.

 Les autorités marocaines ont déporté un réfugié syrien et son fils âgé de 10 ans vers la Turquie, selon le site d’informations Middle East Eye. Une nouvelle qui aurait pu paraître normale si le réfugié en question n’avait pas obtenu un permis de séjour marocain et s’il n’était pas menacé de mort par le régime syrien.

Bashar Jalabi est un soldat déserteur de l’armée syrienne qui a rejoint les forces rebelles. Âgé de 38 ans, l’ancien militaire est marié à une citoyenne marocaine. Un mariage à travers lequel il a obtenu un permis de séjour lui permettant de vivre au Maroc. Néanmoins, son fils Haider, âgé de 10 ans et issu d’un mariage précèdent, n’a pas pu obtenir le sésame malgré deux demandes déposées à l’ambassade du Maroc à Beyrouth.  Bashar est le seul proche de Haider encore en vie puisque sa mère,avec laquelle il vivait en Turquie,  est morte il y’a quelques années et sa tante, qui s’occupait de lui suite au décès de sa mère, est morte au début du mois de juin. «Il (Haider) était vraiment triste quand je lui ai parlé pour la dernière fois. Il veut juste être avec son père » a confié Harle Mar, un neveu de l’ancien soldat à Middle East Eye.

Avant son expulsion, Bashar Jalabi a fait part de ses craintes concernant sa propre vie. En effet, le permis de séjour turc de Haidar a expiré et en vertu des lois locales il n’est pas autorisé à revenir dans ce pays pour une période de cinq ans. Une loi qui suscite l’inquiétude de son père qui craint d’être déporté en Syrie où il est recherché par les forces armées du président Assad. « Comment pourrons-nous revenir en Syrie, mon fils de 10 ans et moi ? Je suis recherché par le régime. Ils vont me tuer » a déclaré l’ancien soldat. Toutefois, selon Middle East Eye, il est « peu probable » que les autorités turques déportent Bashar et Haidar. Bashar travaille actuellement au Maroc, il est la seule personne à contribuer aux besoins de sa famille. Sa femme attend un enfant.

Tags
Partager

Lire aussi

Nous suivre

Retrouvez le meilleur de notre communauté

facebook twitter youtube instagram rss