Maroc

Le réalisateur d'« Hercule contre Hermès » dénonce des procès abusifs

Magasin Hermès à Paris
Le réalisateur d'« Hercule contre Hermès » dénonce des procès abusifs
juin 03
15:56 2014
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Le réalisateur Mohamed Ulad, objet de diverses poursuites pour son documentaire Hercule contre Hermès, a indiqué lundi 2 juin, avoir écrit au ministre de la Justice pour dénoncer les « procès abusifs »  intentés selon lui par Patrick Guerrand-Hermès, et réclamer « impartialité et  équité ».

M. Ulad et la chaîne publique marocaine 2M ont été condamnés en novembre dernier par un tribunal de Casablanca à verser plus de 7 000 euros de dommages et intérêts à la suite de la diffusion de ce film qui retrace 10 ans de conflit entre une famille de paysans vivant aux abords d'une plage au sud de Tanger et l'héritier de la maison de luxe. Le réalisateur a écrit au ministre de la Justice Mustapha Ramid afin de dénoncer un « harcèlement » judiciaire :

« La justice marocaine a débouté Patrick Guerrand-Hermès d'un grand nombre de ses plaintes, mais cela n'a pas dissuadé ce monsieur de poursuivre ses procès abusifs. »

Le réalisateur franco-marocain dit être visé par une autre plainte de M. Guerrand-Hermès, pour laquelle une audience est prévue le 9 juin à Asilah.

Un film qui dérange

« Dans cet engrenage d'entraves contre mon film, j'ai moi-même déposé  plusieurs plaintes pour agression physique et destruction de matériel. La quasi-totalité (...) est au point mort », ajoute-t-il. D'après le documentaire, M. Guerrand-Hermès a acheté parcelle après parcelle des terrains en vue d'un projet immobilier, mais n'est pas parvenu à convaincre une famille de paysans - dont l'un des fils est surnommé Hercule - de lui vendre ses terres. Lors du procès de Casablanca, les avocats de l'entrepreneur français avaient fait valoir que le film portait « atteinte à l'honneur et la réputation » de leur client. Ils ont dénoncé une « fiction » et argué que le terrain en litige appartient juridiquement à leur client. Contacté par l'AFP, M. Ulad avait de son côté réfuté avoir tourné un  documentaire « partisan ».
En mars 2013, M. Guerrand-Hermès, invoquant une atteinte au respect de sa vie privée et à l'image de ses biens, avait par ailleurs obtenu devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris que certaines scènes soient floutées lors de la diffusion sur la chaîne franco-allemande Arte.

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