Hrig: Tétouan, une ville en colère – Telquel.ma

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Hrig: Tétouan, une ville en colère

Peu après la mort de Hayat Belkacem, jeune étudiante tombée sous les balles de la Marine royale alors qu’elle tentait de rejoindre clandestinement les côtes espagnoles à bord d’un go-fast, Tétouan semble inhibée. Ambiance.

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Sur les terrasses des cafés du centre-ville de la Paloma Blanca, les clients sont happés par les reportages vidéo des funérailles de Hayat Belkacem. La voix de sa mère nous parvient depuis les haut-parleurs du smartphone de notre voisin : “On a tué ma fille, celle qui voulait m’aider à sortir de la misère, qui va me la rendre maintenant ?” Notre voisin pousse un soupir de désolation et commente : “La vie d’un être humain ne vaut plus rien dans ce pays. Si tu te révoltes contre la misère, on te jette en prison, si tu essaies de la fuir, on te tire dessus.” Le serveur ne peut s’empêcher de répondre : “Crois-moi, ça ne va pas dissuader les gens de partir. Mon petit frère me dit qu’il préfère mourir par balles en mer plutôt que de vivre ici. Comment lui ôter cette idée de la tête quand il voit des diplômés-chômeurs par centaines se faire tabasser devant le parlement et que le seul homme de la famille à travailler est serveur dans un café ?

Ce témoignage se répétera sur les lèvres de plusieurs candidats à l’émigration clandestine que nous avons rencontrés à Tétouan et Martil. Si la plupart sont originaires de la région,.

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