Lors d’une réunion de son bureau politique, le PAM a abordé “les développements concernant la poursuite de deux membres du parti (Saïd Naciri et Abdennabi Biioui, ndlr)”, rappelant que “le bureau politique, dès le début de l’enquête sur eux, a suspendu leur statut au sein du parti”.
Le bureau réitère “la grande confiance du parti dans l’indépendance du pouvoir judiciaire et son souci de fournir toutes les garanties légales et judiciaires pour la poursuite, notamment la présomption d’innocence et les garanties d’un procès équitable”.
Le texte du communiqué souligne également qu’“en ce qui concerne l’exploitation de ce dossier et son utilisation pour attaquer l’image du parti et tenter de nuire à ses leaders, militantes et militants, qui se distinguent par leur esprit patriotique élevé et leur fidélité au service de l’intérêt suprême de la nation et des citoyens dans les diverses positions de responsabilité qu’ils occupent au sein du gouvernement, du Parlement, des collectivités territoriales, etc. ; le parti annonce qu’il engagera toutes les procédures légales et judiciaires contre ceux qui tentent de nuire à la réputation du parti et à l’honneur de ses militantes et militants par des campagnes de diffamation intentionnelles, qui ne décourageront pas le parti de proclamer ses valeurs authentiques et modernes, et de poursuivre la défense de ses principes et valeurs, et sa contribution au développement de la vie politique générale dans notre pays”.
Saïd Naciri, actuel président du Wydad Athletic Club (WAC) et du Conseil préfectoral de Casablanca, ainsi qu’Abdenbi Bioui, président du Conseil régional de l’Oriental, figurent parmi les 25 personnes arrêtées et incarcérées à la prison d’Oukacha à Casablanca. Quatre autres personnes sont poursuivies en état de liberté.
Les accusations portées contre Naciri et Biioui sont graves : falsification de documents, utilisation de chèques falsifiés, tentative d’escroquerie, facilitation de trafic de drogue et abus de pouvoir.
Toutefois, leur avocat, Me Mehdi Ezzouate, soutient que ces accusations ne concernent pas directement le blanchiment d’argent ni le trafic de drogue international. La défense, confiante en l’innocence de Naciri, a demandé sa mise en liberté provisoire, une requête refusée par le juge d’instruction.