Ana Palacio : “On ne peut pas simplifier la relation actuelle de Rabat et Madrid en la qualifiant de lune de miel”

Elle était ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Aznar (2002-2004) lors d’une des pires crises qui a secoué les relations entre Rabat et Madrid, l'affaire de l’îlot Leila. Rencontrée lors du  forum Atlantic Dialogues à Marrakech il y a quelques semaines, Ana Palacio revient sur le nouveau partenariat entre le Maroc et l’Espagne et ses perspectives d’évolution. Interview.

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Ana Palacio, alors ministre des Affaires étrangères, entourée de Driss Jettou et de Mustapha Oukacha, lors d'une cérémonie, le 16 mai 2004 à Rabat, en hommage aux victimes des attentats de Madrid survenus quelques jours plus tôt. Crédit: Abdelhak Senna / AFP

TelQuel : Vous étiez à la tête de la diplomatie espagnole lors de l’un des épisodes les plus tendus de notre histoire commune. Depuis, les phases de crise et de détente se sont succédé. Que pensez-vous du nouveau partenariat qui lie aujourd’hui les deux royaumes ?

Ana Palacio : Avant toute chose, j’ai toujours eu une excellente relation avec le Maroc quand j’étais en poste parce que c’était une relation très franche et claire. Il n’empêche qu’il faut préciser qu’avoir une bonne relation ne veut pas dire être d’accord sur tout. Le Maroc et l’Espagne sont des voisins, les relations de voisinage même au niveau du privé ne sont pas faciles, idem pour les États. L’on ne peut donc pas simplifier et évoquer une…

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