Kamal Hachkar : “Il faut inscrire toutes nos parts identitaires dans les programmes scolaires”

Le réalisateur franco-marocain Kamal Hachkar revient avec TelQuel sur son parcours et sur les thématiques d’identité qui façonnent son travail, à l’occasion de la projection de son film documentaire Tinghir-Jérusalem : les Echos du mellah lors du festival L'Automnale, au Meydene de Marrakech en décembre.

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TelQuel : La ville de Tinghir est finalement le personnage principal de votre documentaire Tinghir-Jérusalem : les Echos du mellah. Comment ce rapport particulier à votre ville de naissance a-t-il façonné votre travail ?

Kamal Hachkar : Je suis né à Tinghir, mais j’ai grandi en France tout en ayant un lien très fort avec le Maroc. On rentrait comme tous les enfants d’immigrés chaque été, on faisait les 3000 km de route pour aller jusqu’à Tinghir. J’ai un rapport très fort à cette ville, je suis né dans une maison en terre, une kasbah berbère avec un puits à l’intérieur, des animaux, depuis la terrasse on voyait les montagnes… et c’est vrai qu’enfant, toute ma créativité artistique vient de ce lieu originel qui m’a toujours questionné. Il faut savoir que j’ai vécu dans la campagne française, un peu partout puisque…

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