Pour protéger le “Made in Morocco”, l’État met-il à mort les marques étrangères?

Droits de douane exorbitants, nouvelle taxe sur les royalties, système complexe de contrôle des marchandises… l’État assène un coup de massue aux enseignes commerciales importatrices. Pour protéger et développer la production industrielle nationale, les autorités iront-elles jusqu’à condamner les franchises internationales ?

Par

TELQUEL

Morocco Mall, Anfa Place, Arribat Center, Mega Mall, Mahaj Center, Marina shopping center… autant de noms qui véhiculent un imaginaire fait de marques et d’enseignes prestigieuses. Se déployant sur le sol marocain depuis le début des années 2000, ces centres commerciaux attirent une clientèle de toutes les classes sociales. Des articles d’entrée de gamme jusqu’aux plus luxueux, chacun y trouve son compte. Outre l’élan pris par les enseignes marocaines, l’essor des Malls a largement tiré profit de l’implantation de marques françaises, espagnoles, américaines, turques, etc. Leur succès s’explique par la disponibilité au Maroc de produits qu’on ne trouvait auparavant qu’à l’étranger. Cette proximité, doublée de prix plus ou moins adaptés au pouvoir d’achat local, a su drainer une clientèle importante durant la dernière décennie. “Avant, pour s’acheter un tailleur, une jeune fille devait débourser dans les 2000 dirhams…

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