Mohamed Badine El Yattioui : “Le nouveau président colombien est historiquement un ami du Polisario”

Le 10 août, la Colombie a annoncé dans un communiqué reprendre ses relations diplomatiques avec le Polisario. Le Maroc devait-il s’y attendre ? Décryptage avec Mohamed Badine El Yattioui, professeur de géopolitique et fin connaisseur de l’Amérique latine.

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Le nouveau président colombien Gustavo Petro prononce un discours après avoir prêté serment lors de sa cérémonie d'investiture sur la place Bolivar à Bogota, le 7 août 2022. Crédit: Juan Barreto / AFP

Gustavo Petro, homme de gauche élu à la tête de la Colombie le 7 août, n’a pas attendu avant de prendre sa première mesure en matière de politique étrangère : la reprise des relations diplomatiques avec le Polisario. “Le gouvernement de la République de Colombie (…) réaffirme la validité du communiqué conjoint signé avec le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique le 27 février 1985”, a annoncé le ministère colombien des Affaires étrangères le 10 août, à travers un communiqué. Pour Mohamed Badine El Yattioui, professeur de géopolitique à l’Université américaine des Émirats arabes unis à Dubaï, qui a longtemps travaillé en Amérique latine, “c’était attendu, puisque Petro a toujours été un ami du Polisario”. Le président colombien avait d’ailleurs comparé en 2020, sur Twitter, les séparatistes sahraouis au M19 (mouvement du 19 avril) auquel il appartenait. Pas une surprise, donc. Mais pas une déconvenue non…

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