Engrais et crise mondiale : l’OCP place ses pions

Devenu acteur incontournable dans la sécurité alimentaire mondiale, l’OCP avance dans la discrétion la plus totale sa stratégie de sécurisation. Une stratégie coûteuse, qui sera probablement financée par la privatisation d’une partie de son outil industriel. Décryptage.

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Le président directeur général du groupe OCP, Mostafa Terrab. Crédit: DR

Les annonces de l’OCP se sont succédé depuis le début de la guerre en Ukraine le 23 février dernier. Que ce soit par communiqué ou à travers des actes juridiques repris dans la presse, les informations sur le groupe laissent entrevoir un déploiement stratégique en temps de crise.

Avalanche d’annonces

Ainsi, le 2 mars, le mastodonte phosphatier signait un accord avec Koch Ag & Energy Solution, filiale de la multinationale américaine Koch Industries, concernant la cession de 50 % de JFC III, une société de projets portant la 3e unité de production d’engrais de l’OCP à Jorf Lasfar. Le 30 juin, l’OCP annonçait la finalisation de ce deal.

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Le 16 mars, l’office communiquait sur l’augmentation de 10 % de sa production en 2022. Le 22 mars, un partenariat avec Shell et l’UM6P était conclu avec l’OCP pour la construction d’une unité pilote de production…

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