Défense : le défi du retour des conflits de haute intensité pour les FAR

Le conflit en Ukraine a remis à l’ordre du jour la guerre de haute intensité. Une nouvelle donne stratégique qui est loin de se limiter aux confins de l’Europe de l’Est et qui doit être prise en compte par les Forces armées royales. Analyse.

Par

“Dans les conflits de haute intensité, les unités mécanisées sont décimées”, souligne Nizar Derdabi, ex-officier de la Gendarmerie royale et analyste en défense et sécurité. Crédit: FADEL SENNA / AFP

2022 marque le retour du conflit de haute intensité, avec le déclenchement de “l’opération spéciale” russe en Ukraine. Cette guerre qui ne dit pas son nom remet au-devant de la scène un affrontement conventionnel entre deux États, le choc frontal entre deux armées, et ce, après une trentaine d’années marquées par des conflits asymétriques (Irak), des opérations de maintien de la paix (Centrafrique) et des tentatives ratées de Nation Building (Afghanistan).

Le retour des guerres de masse

En clair, la notion de haute intensité est un concept militaire qui définit deux paliers d’affrontements entre états. Le premier est la “haute intensité capacitaire”, qui se limite à mobiliser l’ensemble des moyens militaires existants d’une nation. Le second palier est la guerre de “haute intensité politique”, qui se traduit par la mobilisation de l’ensemble des ressources sociales et…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés