Comment les ingénieurs se sont rendus indispensables pour bâtir le Maroc post-indépendance

Le Maroc a misé sur les ingénieurs dès la fin du protectorat car il fallait bâtir un pays pleinement indépendant. Aussi bien en termes d’infrastructures que de compétences.

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Jeune ingénieur, Meziane Belfkih décoré par Hassan II lors de l’inauguration du barrage Ait Aadel, en octobre 1970. Il intégrera dans la foulée Ponts et Chaussées. Crédit: DR

En 1948, M’hamed Douiri devenait le premier Marocain à intégrer l’Ecole Polytechnique (X) près de 18 ans après son ouverture à l’international. Celui qui deviendra l’un des plus jeunes ministres de l’histoire récente du pays quelques années plus tard ne le sait pas encore : il est le premier d’une longue lignée d’ingénieurs marocains qui viendront investir les grands postes de la fonction publique désertés au lendemain du protectorat. Depuis près de 80 ans, les diplômés de Polytechnique, et des autres grandes écoles d’ingénieurs parisiennes, ne cessent de truster des fonctions clés au sein de l’organigramme de l’État. Certains d’entre eux ont même eu l’oreille des souverains. Voici comment un corps de métier s’est rendu indispensable aux yeux de l’État.

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