Les confidences d’Amina Maelainine : “Le PJD n’est pas mort”

En septembre 2021, le PJD a essuyé une défaite mémorable lors du scrutin législatif. Neuf mois plus tard, l’ancienne députée et désormais membre de la direction du parti de la lampe raconte la débâcle électorale et détaille la stratégie de reconstruction prônée par Abdelilah Benkirane.

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L’ex-députée Amina Maelainine est désormais membre de la nouvelle direction du PJD, formée au lendemain des législatives 2021, au terme d’un congrès extraordinaire marqué par le retour de Abdelilah Benkirane aux commandes. Crédit: TNIOUNI/TELQUEL

Pensez-vous que nous risquons de finir comme l’USFP ?”. La question, formulée par des étudiants affiliés au PJD, avait été adressée à la chercheuse Mounia Bennani Chraïbi, en marge du VIe congrès de la formation islamiste, en 2008. Alors que le parti affûtait encore ses armes comme principale force d’opposition du royaume, les militants songeaient déjà à son avenir. “Implicitement, ils se demandent si, dans le contexte marocain, le passage de l’opposition au gouvernement déstructure inéluctablement un parti politique”, écrit la politologue dans Paris politiques et protestations (1934-2020). La question prend une signification toute particulière à l’annonce des résultats des élections législatives de 2021. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, la débâcle électorale est annoncée : le PJD, arrivé premier en 2011 et en 2016, est classé… huitième, avec seulement 13 députés, contre…

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