Ahmed Bernoussi : “La corruption est une question de gouvernement et non pas de société”

Corruption, conflit d’intérêts, enrichissement illicite… le secrétaire général de Transparency Maroc, Ahmed Bernoussi, épingle l’action gouvernementale, dresse le bilan de la stratégie nationale en la matière et répond au ministre de la Justice. Interview.

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Ahmed Bernoussi Crédit: TNIOUNI/TELQUEL

Quelles sont vos priorités en matière de lutte contre la corruption ? Comment comptez-vous réactiver la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption ? Quelle serait votre politique en matière de conflit d’intérêts et d’enrichissement illicite ?” Autant de questions soulevées par Transparency Maroc dans son mémorandum adressé début juin au Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. “Nous attendons que votre gouvernement clarifie ses positions et décline votre politique anticorruption, si vous en avez une”, écrit l’association marocaine fondée en 1996 et membre de l’ONG Transparency International. C’est que l’Exécutif, depuis son investiture, brille par son absence sur ce terrain miné. S’il considère la stratégie de lutte contre la corruption comme “priorité nationale”, le gouvernement multiplie pour autant “les signaux négatifs” : retrait du projet modifiant le Code pénal, notamment l’incrimination de l’enrichissement illicite, retrait du projet de loi sur l’occupation temporaire…

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