Cannabis : pourquoi la légalisation ne fait pas peur aux trafiquants

Alors que la première réunion du conseil d'administration de l'Agence nationale de règlementation des activités relatives au cannabis s'est tenue ce jeudi 2 juin à Rabat, la question du remplacement du marché illégal, très lucratif, par la future économie légale se pose.

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Un cultivateur à Ketama, dans la région du Rif, en 2017. Crédit: Fadel Senna / AFP

Depuis l’adoption de la loi 13.21 relative à l’usage thérapeutique et industriel de la plante, une question se pose : le marché légal du cannabis pourrait-il supplanter, à terme, l’économie illégale ? Selon les experts de la question, la concurrence du marché légal avec leur business n’inquiète pas les trafiquants, dont la production était estimée en 2020 par l’ONG de lutte contre la criminalité transnationale organisée Global Initiative à plus de 700 tonnes par an, ce qui représente 19 milliards d’euros. Néanmoins ces derniers ne verraient d’un bon œil ni l’intervention d’agents de l’État dans les régions de culture, ni le passage des agriculteurs du côté légal du cannabis, estime Kenza Afsahi, chercheuse et maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Bordeaux, spécialiste de la culture et du marché du cannabis. “Il peut y avoir des résistances de la…

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