Mohamed Thara : “C’est terrible pour un artiste d’être récupéré par le marché de l’art, et c’est terrible aussi de ne pas être récupéré”

Multi-primé et pluri-diplômé, Mohamed Thara est un artiste à plusieurs facettes, mais très peu connu du public marocain. En marge de la Biennale d’art contemporain de Dakar, au Sénégal, ce touche-à-tout raconte à TelQuel l’inspiration qui guide le processus de création de ses œuvres dans la peinture, le cinéma et la photographie.

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Mohamed Thara, artiste pluridisciplinaire, est né en 1972 à Fès. Il vit et travaille entre Bordeaux et Paris. Crédit: DR

TelQuel : Avec Laila Hida, vous êtes les seuls artistes marocains en sélection officielle à la Biennale d’art contemporain de Dakar. Qu’est-ce que cela signifie pour vous et pour l’art marocain ?

Mohamed Thara : Tout d’abord, c’est une fierté pour moi que de pouvoir participer à la Biennale de Dakar et de représenter le Maroc avec Laila Hida. Prévue en mai 2020, la Biennale a été reportée à cause de la crise sanitaire pour se tenir en 2022, avec près de 300 expositions à Dakar et sur les îles de Ngor et Gorée. À cause de la pandémie, les artistes ont dû créer dans une période complexe et déstabilisante. L’exposition internationale présente, dans l’ancien Palais de justice, 59 artistes visuels de la sélection officielle, venus de 28 pays.

Faut-il aussi…

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