La souveraineté alimentaire, ce n’est pas pour maintenant

L’importance de la souveraineté alimentaire est désormais un sujet récurrent dans les débats et les politiques à travers le monde. 
A contre-courant, au Maroc, on privilégie une stratégie qui repose sur les importations de produits agricoles, alors même que les marchés internationaux sont perturbés.

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Le Maroc exporte légumes, tomates et agrumes, mais dépend des importations pour des denrées de base comme les céréales, huiles, sucre, lait... Crédit: MAP

Quel est le point commun entre le Mali, la Bolivie, l’Equateur, le Sénégal ou encore le Venezuela ? L’ensemble de ces pays, au-delà de leur appartenance au “Sud” en termes de développement, ont tous consacré le concept de “souveraineté alimentaire” durant la dernière décennie. Selon ce concept, la production agricole d’un pays doit d’abord être destinée aux marchés locaux et régionaux, tout en encourageant les petites exploitations et la diversification des cultures afin de préserver l’environnement et en améliorant la productivité. Plus récemment, l’idée de souveraineté alimentaire a fait son chemin dans les forums internationaux, et ce, en raison de la crise engendrée par la pandémie de Covid-19, mais aussi par la guerre en Ukraine. Au Maroc, l’idée tente de se frayer un chemin, comme en témoigne la conférence sur le sujet organisée par le…

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