Le tourisme interne, roue de secours ou locomotive du secteur ?

Quand les arrivées de touristes internationaux baissent, le secteur se tourne vers les touristes locaux. Mais à cantonner le tourisme interne au rôle de roue de secours, ne risque-t-on pas la sortie de route?

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À chaque crise, le ministère et les professionnels du secteur invitent les nationaux à “redécouvrir” leur pays... Crédit: FADEL SENNA / AFP

L’histoire semble se répéter encore et encore. Au moindre épisode de crise, le secteur du tourisme se tourne vers le marché intérieur comme vers une bouée de sauvetage. Ainsi la campagne “Aji” et la marque “Ntla9awfbladna” lancées en début d’année par le ministère de Fatim-Zahra Ammor laissent une impression de déjà-vu. Ces dernières semblent n’avoir été promues que parce que le Maroc s’est vu dans l’impossibilité, à nouveau, de recevoir des touristes étrangers. Impactés par la fermeture des frontières anti-Omicron, professionnels et ministères se sont à nouveau tournés vers les locaux.

Péché originel

Car le tourisme interne est une véritable valeur refuge en temps de crise à l’international. En 2019, ce sont ainsi 3,6 millions de vacanciers nationaux (sur un total de 12,9 millions de touristes) qui ont passé 7,8 millions de nuitées dans des établissements d’hébergement touristique classés (EHTC) et dépensé plus de 45 milliards…

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