Salma Bougarrani, l'eau c'est la vie

L’assainissement des eaux usées transcende les enjeux sanitaires, écologiques et économiques au Maroc. Le modèle de station d’épuration low-tech lancé par Salma Bougarrani nous le prouve.

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Horreur du gaspillage

Dans la maison familiale située près de Fès, chaque été, l’adolescente Salma Bougarrani vivait comme “15 millions de Marocains”, dans des lieux sans assainissement. Or, en l’absence de canalisations adéquates pour évacuer les eaux usées, celles-ci s’infiltrent dans les sols, polluent les nappes phréatiques et sources d’eau potable, engendrant des maladies hydriques, des gastro-entérites, favorisant l’apparition du choléra… A 32 ans, c’est tout le combat de Salma Bougarrani, titulaire d’un doctorat en traitement avancé de l’eau de l’Université Mohammed V et de l’Université de Leipzig en Allemagne. “Il y a des gens au Maroc qui meurent à cause d’une chute dans les puits creusés pour les eaux usées. Surtout des enfants, morts noyés dans du caca !”, s’indigne Salma qui prévient qu’elle s’emporte parfois en voyant “le gaspillage, le manque d’eau et comment les gens en souffrent”.

Des stations d’épuration pour tous

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