Au ministère du Tourisme, un appel d’offres polémique sur une loi-cadre sur l’économie sociale et solidaire

Southbridge et Afrique Advisors ont dix mois pour rendre la copie de l’avant-projet de loi visant à multiplier par quatre la part de l’économie sociale et solidaire dans le PIB du Maroc. Mais à peine désignés, ces deux cabinets de conseil, respectivement dirigés par Hassan Belkhayat et Laïla Slassi, sont accueillis par une vive polémique. Qu’en est-il vraiment ?

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La ministre du Tourisme Fatim-Zahra Ammor s’informe de l’état d’avancement du projet de mise à niveau de l’Ensemble artisanal de Marrakech, le 13 janvier 2022. Crédit: MAP

En mars 2023, un épais document devrait sortir des tiroirs de Southbridge et Afrique Advisors pour emprunter les couloirs du Parlement. Commandé par le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire dirigé par Fatim-Zahra Ammor, le livrable — comme on l’appelle dans le jargon — donnera les orientations stratégiques et les implications juridiques de l’avant-projet de loi sur l’économie sociale et solidaire. Un projet d’envergure quand on sait que les quelque 225.000 associations, les 35.000 coopératives, les 65 mutuelles, et les fondations (dont on ne connaît pas le nombre), régies chacune par un cadre juridique spécifique, attendent une loi-cadre qui doit organiser cette économie parallèle qui représente pour l’heure 2 % du PIB du Maroc.

Une loi d’envergure…

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