Ahmed Rahhou, un homme seul face aux puissants lobbies pétrogaziers

Ne pouvant relancer une enquête gelée sur de présumées ententes illicites de la part des sociétés pétrolières, Ahmed Rahhou amorce l’élaboration d’un avis sur la cherté des prix des matières essentielles. Avec, en ligne de mire, l’explosion des prix des carburants. Seule instance constitutionnelle à se saisir de ce dossier inflammable, le Conseil de la concurrence a-t-il le pouvoir de résister aux puissants lobbies des hydrocarbures ?

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Ahmed Rahhou, ex-PDG de Lesieur Cristal et du CIH, a également été Chef de la mission du Maroc auprès de l'Union européenne. Crédit: Aicpress

Pas facile d’être Ahmed Rahhou par les temps qui courent. Nommé président du Conseil de la concurrence, le 22 mars 2021, après le départ prématuré de Driss Guerraoui, l’ex-patron du CIH et ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne hérite de la lourde tâche d’instiller de la transparence dans un marché des hydrocarbures empreint d’une opacité quasi totale. Avec l’inflation sans précédent que connaissent les prix à la pompe (plus de 13 dirhams à l’heure où l’on écrit ces lignes), les dernières semaines ont accentué la pression sur le Conseil, attendu par l’opinion publique sur les résultats d’une enquête avortée en 2020 autour de possibles délits d’entente illicite impliquant les sociétés pétrolières.

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