Naufrage de l'ONEE : symbole et dommage collatéral de la crise énergétique

De passage au parlement, le directeur général de l'ONEE, Abderrahim El Hafidi, a dressé un tableau noir de la situation financière de l’Office. Les pertes sans précédent qui s’annoncent en 2022 interrogent sur la volonté de réformer cette entreprise publique et pointent l’inaction du gouvernement devant la défaillance annoncée d’une entreprise des plus stratégiques.

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Devant les élus, le DG de l'ONEE, Abderrahim El Hafidi, a annoncé pour 2022 une dette colossale et des pertes records. Crédit: MAP

Au parlement, la salle marocaine (également connue sous le nom de 9a3a al maghribiya) est la salle de commission où ont lieu les grands débats et où sont, généralement, faites les grandes annonces. Des échanges houleux y ont eu lieu du temps où des personnalités comme Driss Basri, ou, dans un registre complètement différent, Fathallah Oualalou, étaient ministres. Le lieu a aussi été le théâtre de moments décisifs pour l’évolution économique de notre pays. Mostafa Terrab y a présenté sa stratégie et son projet de transformation de l’OCP en société anonyme. Rabie El Khlie y a défendu bec et ongles le projet de train à grande vitesse. Mais ce 13 avril, l’ambiance est tout autre dans la salle marocaine. L’heure est à la crise, énergétique mais…

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